Une pénurie record au village olympique de Milan-Cortina
C’est l’info insolite qui secoue les coulisses de la compétition depuis quelques heures. Alors que les épreuves battent leur plein sur les pistes de ski et de bobsleigh, un autre type de record vient d’être battu : celui de la vitesse de consommation des contraceptifs. Selon le quotidien italien La Stampa, les 10 000 préservatifs mis à disposition des sportifs dès le 6 février ont disparu en seulement 72 heures.
Un athlète, resté anonyme, a d’ailleurs témoigné de son agacement auprès du média transalpin. « Les stocks ont été épuisés en seulement trois jours, on nous a promis que d’autres allaient arriver, mais on ne sait pas quand », déplore-t-il. Cette situation crée un vent de panique logistique alors que la quinzaine olympique est loin d’être terminée et que la Saint-Valentin approche à grands pas.
Les organisateurs ont-ils sous-estimé l’appétit des sportifs ?
Si le chiffre de 10 000 exemplaires peut paraître énorme, il cache une réalité mathématique assez décevante pour les 2 900 athlètes présents. En faisant le calcul, cela ne représente qu’environ trois préservatifs par personne pour toute la durée des Jeux. Un quota jugé « ridicule » par certains observateurs, surtout quand on compare ces chiffres aux éditions précédentes des olympiades.
À titre de comparaison, lors des derniers JO de Paris 2024, l’organisation avait prévu pas moins de 200 000 préservatifs masculins et 20 000 féminins. Le record historique reste détenu par Rio en 2016, où 450 000 protections avaient été distribuées, soit une moyenne de 42 par athlète. À Milan-Cortina, le calcul semble avoir été fait un peu trop à l’économie, oubliant que la promiscuité du village olympique favorise les rencontres.
Santé et intimité : un vrai enjeu pour les champions
Au-delà de l’anecdote croustillante, la distribution de protections est un sujet de santé publique majeur depuis les JO de Séoul en 1988. Comme le rappelle CNEWS, des études menées après les Jeux de Sydney en 2000 avaient montré que les contacts avec des infections sexuellement transmissibles (IST) augmentaient de près de 29 % pendant la période de compétition. Offrir ces protections est donc une mission sanitaire cruciale pour le Comité International Olympique.
Pourtant, cette année, l’intimité est un luxe. Les règles de vie au village olympique de Milan sont particulièrement strictes, interdisant notamment aux athlètes de se rendre dans les quartiers des délégations étrangères. La lugeuse américaine Sophia Kirkby s’en est d’ailleurs amusée sur les réseaux sociaux, décrivant la difficulté de gérer une vie amoureuse entre deux entraînements intensifs sous une surveillance constante.
Vers un réapprovisionnement d’urgence avant la fin des Jeux
Face à la grogne qui monte dans les chambres du village, les organisateurs italiens ont assuré qu’une nouvelle commande avait été passée en urgence. Mais pour l’instant, aucune date de livraison n’a été confirmée. En attendant, les sportifs doivent composer avec les moyens du bord, alors que la France pointe actuellement à la quatrième place du classement des médailles avec 10 récompenses.
Cette rupture de stock inattendue montre en tout cas que les athlètes, malgré la pression des résultats et le froid polaire, n’oublient pas de prendre soin de leur santé sexuelle. Reste à savoir si ce « manque » de protections impactera les performances sur la glace dans les jours à venir. On espère pour eux que les nouveaux stocks arriveront avant la cérémonie de clôture le 22 février prochain.








