JustPyramid jugée à Angers : l’influenceuse et le faux plâtre

L’influenceuse JustPyramid, Clara Da Costa Bastos, comparaît depuis ce lundi 9 mars 2026 devant le tribunal correctionnel d’Angers pour une affaire de stupéfiants hors norme.
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On est loin des placements de produits habituels. La jeune femme de 29 ans se retrouve dans le box des accusés aux côtés de huit autres personnes, dont son propre frère, Marc Da Costa Bastos. L’enjeu ? Un réseau de trafic qui rayonnait entre la région parisienne et plusieurs villes de l’Ouest comme Caen, Le Mans ou La Rochelle. Mais ce qui choque le plus dans ce dossier, c’est la méthode utilisée pour flouer les acheteurs.

Une « cocaïne » achetée chez Leroy Merlin

L’enquête, menée par la police judiciaire d’Angers, a révélé une transaction particulièrement lunaire. Les trafiquants auraient vendu plusieurs kilos d’une poudre blanche présentée comme de la cocaïne pure. Prix de la transaction : environ 100 000 euros. Problème pour l’acheteur (et chance pour la santé publique), la marchandise était loin d’être ce qu’elle prétendait être.

  • Une analyse a révélé que la poudre contenait principalement de la caféine.
  • Le mélange était complété par du plâtre de construction acheté directement chez Leroy Merlin.
  • Le réseau visait à maximiser les profits en dupant d’autres trafiquants.

Selon les informations rapportées par Ouest-France, les « découpeurs » du réseau ne manquaient pas d’imagination pour transformer des matériaux de chantier en or blanc illégal. Une arnaque qui n’a pas empêché la justice de retenir les chefs de trafic de stupéfiants et d’association de malfaiteurs.

JustPyramid : une habituée des colonnes « faits divers »

Si vous suivez le monde de l’influence, ce nom ne vous est pas inconnu. JustPyramid traîne derrière elle un passif judiciaire et médiatique déjà bien chargé. Avant ce procès à Angers, elle avait déjà fait la une pour sa séparation ultra-violente avec Emma Paris (anciennement Emma Cakecup). Entre accusations de harcèlement, menaces et « revenge porn », leur guerre s’était réglée à coups de plaintes et de gardes à vue.

« Mon ex a été beaucoup trop loin en me menaçant et en filmant sur les réseaux sociaux mon domicile, la police est intervenue », confiait Emma Paris sur ses réseaux lors d’une précédente altercation.

Le passif de Clara Da Costa Bastos ne s’arrête pas là. Elle a déjà connu la détention provisoire à la maison d’arrêt de Carquefou dans une affaire distincte de blanchiment d’argent. C’est d’ailleurs lors de ce séjour derrière les barreaux qu’un autre scandale avait éclaté : elle aurait entretenu une relation avec une co-détenue radicalisée, Lise Vaudour, provoquant à l’époque une enquête administrative demandée par le ministère de la Justice.

Neuf prévenus face à la justice angevine

Le procès, qui doit durer jusqu’au vendredi 13 mars, tente de démêler les responsabilités de chacun. Marc Da Costa Bastos, le frère de l’influenceuse, apparaît comme l’un des piliers du dossier. Face aux juges, il conteste pourtant une partie de la version des enquêteurs. Le tribunal doit analyser trois années d’activités suspectes, s’étalant de janvier 2022 à janvier 2025.

  • Neuf prévenus âgés de 26 à 39 ans.
  • Un réseau opérant depuis la région parisienne vers les Pays de la Loire et la Normandie.
  • Des soupçons de trafic d’armes venant s’ajouter aux stupéfiants.

Pour JustPyramid, l’enjeu est de taille. Déjà sous contrôle judiciaire avant cette audience, elle risque une lourde peine de prison ferme si son implication dans l’organisation est confirmée. Les audiences se poursuivent toute la semaine au tribunal d’Angers, dans une ambiance électrique où le monde des réseaux sociaux percute violemment celui de la criminalité organisée.

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