Un concept qui dérange
Reine de l’influence pendant des années, celle qui a longtemps représenté près de 1000 influenceurs cherche un nouveau souffle. Son idée ? Organiser des « lives enchères » sur TikTok pour vendre des pièces de luxe de sa collection personnelle. Le principe semblait simple : présenter les objets en direct et laisser les spectateurs enchérir en temps réel.
Mais ce qui se voulait une expérience de shopping moderne a viré au chaos. Les critiques fusent de toutes parts, transformant chaque live en terrain miné pour celle qui a récemment fait face à des dossiers judiciaires complexes, avec notamment une peine de prison ferme requise lors de ses récents procès.
Les trois points qui fâchent
La communauté, toujours très vigilante, a rapidement pointé du doigt plusieurs dysfonctionnements majeurs :
- Des prix jugés déconnectés de la réalité du marché de l’occasion.
- Une opacité totale sur les règles, avec des ventes annulées arbitrairement si le prix final ne convient pas à l’influenceuse.
- Une gestion perçue comme arrogante vis-à-vis des potentiels acheteurs.
Dès que le prix ne lui va pas, elle annule la vente et dit que c’est un troll.
La fracture avec le public
L’attitude de Magali Berdah en plein direct est devenue le catalyseur de la polémique. Lors d’une séquence, agacée par le manque d’enthousiasme des spectateurs pour un lot, elle a lâché : « Personne joue ! ». Cette petite phrase, lancée dans un contexte économique globalement tendu, a été perçue par beaucoup comme un signe de déconnexion totale, un nouvel épisode dans sa relation conflictuelle avec le milieu du web, marquée par des tensions médiatiques intenses comme lors de l’affaire où elle avait fait saisir 40 millions d’euros sur les droits d’auteur de Booba.
Sur les réseaux sociaux, notamment X, les réactions ne se sont pas fait attendre. Les internautes s’insurgent contre la marchandisation de l’argent. Certains sont même allés jusqu’à organiser des raids de « trolls » pour empêcher le bon déroulement des ventes, rendant la présentation des produits quasi impossible.
Entre boycott et incompréhension
Face aux accusations de « ventes frauduleuses » et à la multiplication des appels au boycott pour faire bannir son compte, Magali Berdah se retrouve dans une position délicate. Ce qui devait être une simple opération de revente personnelle se transforme en un véritable cas d’école sur la difficulté de maintenir une image positive quand la confiance du public est rompue.
Désormais, l’ancienne femme d’affaires fait face à un défi de taille : réussir à calmer les tensions ou accepter que ce nouveau canal de vente est, pour le moment, une impasse.
💰L’ex reine des influenceurs Magali Berdah s’exprime sur son procès avec Booba de 42 millions € et son nouveau business de vente en live de produits de luxe pic.twitter.com/73evNIDggD
— 75 Secondes 🗞️ (@75secondes) May 29, 2026







