Le « Duc » de Boulogne frappé au portefeuille
C’est un véritable séisme dans le monde du rap et de l’influence. On pensait que le clash entre Booba et Magali Berdah restait une affaire de tweets et de vidéos virales, mais le tribunal judiciaire de Paris vient de faire passer le conflit dans une autre dimension. Mercredi 18 février 2026, la justice a autorisé une saisie conservatoire record sur les actifs du rappeur.
Le chiffre exact est de 40 588 572 euros. Pour vous donner une idée, on ne parle pas seulement de quelques billets sous un matelas, mais d’une offensive totale sur tout ce que possède Elie Yaffa (le vrai nom de Booba) :
- Ses droits d’auteur détenus à la Sacem
- Ses revenus issus de plateformes comme Deezer ou Universal Music France
- Ses comptes bancaires personnels
- Ses véhicules et ses biens mobiliers, même à Miami
« Les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit », a martelé Me David Smadja, l’avocat de Magali Berdah, soulignant que cette décision marque un tournant historique dans la lutte contre le cyberharcèlement.
Pourquoi une telle somme ?
Si vous suivez l’affaire sur vos réseaux, vous savez que Booba mène depuis 2022 une croisade contre ceux qu’il appelle les « influvoleurs ». Mais pour Magali Berdah, cette « croisade » s’est transformée en un enfer personnel et financier. L’ancienne patronne de Shauna Events accuse le rappeur d’avoir orchestré une campagne de harcèlement ayant fait fuir tous ses partenaires commerciaux.
On parle d’un système où les marques auraient été menacées et poussées à rompre leurs contrats avec l’agente. Résultat : un préjudice estimé à plus de 40 millions d’euros par le tribunal. C’est la première fois qu’une telle somme est « gelée » en attendant le procès final, afin de garantir que Magali Berdah puisse être payée si elle gagne définitivement.
- 28 personnes ont déjà été condamnées pour avoir harcelé Magali Berdah.
- Booba est mis en examen depuis octobre 2023 pour harcèlement moral aggravé.
- Le rappeur conteste tout et affirme agir pour « démasquer des escrocs ».
La riposte du clan Booba ne s’est pas fait attendre
Évidemment, du côté de Miami, l’ambiance n’est pas à la fête. Les avocats du rappeur, Gilles Vercken et Marie Roumiantseva, affirment que leur client n’a même pas été prévenu de cette procédure. Pour eux, c’est une décision obtenue « sur les seuls arguments de Mme Berdah ».
« Dès que nous en aurons connaissance, nous la contesterons et nous poursuivrons les requérants pour procédure abusive », ont-ils prévenu dans un communiqué transmis à l’AFP.
Pour le moment, l’argent est bloqué. Booba ne peut plus toucher à ces millions, ni vendre ses voitures de luxe, le temps que la justice tranche le fond de l’affaire. Ce dossier dépasse désormais le cadre du simple clash entre célébrités pour devenir un cas d’école sur la responsabilité des influenceurs et des artistes sur Internet.








