Mort d’Aaliyah : son oncle lance de graves accusations sur le crash

Vingt-cinq ans après la tragédie, de nouvelles révélations glaçantes viennent bousculer les certitudes autour de la mort d’Aaliyah. Son oncle et ancien manager lance une accusation lourde contre son propre fils, relançant ainsi les théories sur ce drame qui a marqué toute une génération.
aaliyah

On pensait tout savoir de ce drame qui a bouleversé la culture urbaine au début des années 2000. Le 25 août 2001, la légende du R&B Aaliyah perdait la vie dans un accident d’avion aux Bahamas. Elle n’avait que 22 ans et venait tout juste de boucler le tournage paradisiaque de son célèbre clip « Rock the Boat ». Pourtant, un quart de siècle plus tard, l’affaire refait violemment surface. En effet, une guerre judiciaire inattendue vient d’éclater au sein même de la famille de la star. Au centre de la tempête figure Barry Hankerson, l’oncle et ancien manager d’Aaliyah, qui vient de lâcher une véritable bombe médiatique concernant son propre fils.

Une accusation mortelle lancée en pleine bataille judiciaire

C’est le média américain TMZ qui a mis la main sur les documents de cette affaire stupéfiante. Alors que l’on imputait jusqu’ici la tragédie à de multiples erreurs techniques et humaines sur le tarmac, Barry Hankerson pointe aujourd’hui du doigt son propre enfant, Jomo Hankerson. D’après les déclarations officielles du patriarche, Jomo avait été spécifiquement payé pour coordonner l’ensemble des déplacements d’Aaliyah lors de son séjour caribéen.

Cependant, l’oncle de la chanteuse affirme aujourd’hui que son fils a tout bonnement failli à sa mission d’organisation. Par conséquent, au lieu de bénéficier d’un transport sécurisé et adapté, l’artiste et son équipe se sont retrouvés à bord d’un jet privé extrêmement dangereux. La déclaration de Barry Hankerson jette un froid glacial sur la succession de la star :

« L’accident mortel aurait pu être évité si Jomo avait mené à bien sa tâche rémunérée de coordination des déplacements ».

Cette rancœur tenace aurait d’ailleurs totalement détruit la relation entre le père et le fils depuis ce tragique jour d’août 2001. Or, cette révélation choc n’arrive pas par hasard devant la justice. Elle sert en réalité d’arme de destruction massive dans un conflit financier absolument colossal.

Héritage, droits musicaux et chantage : les sombres coulisses de l’affaire

Si la mort de la chanteuse revient aujourd’hui devant les tribunaux, c’est avant tout pour une question de gros sous. Ainsi, Jomo Hankerson a initialement attaqué son père en justice pour rupture d’un accord financier. Le cousin d’Aaliyah estime avoir droit à 12 % des revenus générés par les masters et les droits d’édition de la chanteuse, mais aussi d’autres icônes historiques comme DMX, Timbaland et Toni Braxton.

Voici très exactement ce que se reprochent mutuellement les deux hommes dans ce dossier extrêmement tendu :

  • La réclamation de Jomo : Il exige plus de 1,2 million de dollars de dommages et intérêts. Il accuse son père d’avoir utilisé le label Blackground Records pour cacher d’importantes sommes d’argent et d’avoir inventé de fausses dépenses. Son but serait de le forcer à accepter une somme bien inférieure à ce qui lui revient de droit.
  • La violente riposte de Barry : Il rejette en bloc toutes les accusations de malversations financières et assure que l’accord invoqué par son fils relève tout simplement de la fraude. De plus, il affirme que Jomo a franchi la ligne rouge en le menaçant de diffuser publiquement des enregistrements inédits d’Aaliyah si ses exigences financières n’étaient pas immédiatement satisfaites.

Ce que l’on sait vraiment du crash fatal de 2001

Pour bien mesurer l’impact de ces nouvelles accusations familiales, il faut absolument se replonger dans les rapports d’enquête officiels de l’époque. Au-delà des manquements potentiels de Jomo dans l’organisation, le vol du 25 août 2001 réunissait toutes les conditions d’un désastre annoncé.

En effet, Aaliyah et son équipe devaient initialement rentrer en Floride beaucoup plus tard, à bord d’un avion plus grand de type Cessna 404. Ayant terminé leurs séquences de tournage en avance sur la plage, ils ont finalement précipité leur retour en embarquant sur un petit Cessna 402B. Les enquêtes aéronautiques ont formellement prouvé que l’appareil était en surcharge massive au moment de quitter la piste, dépassant la limite maximale autorisée de plus de 426 kilos, soit près de 700 livres. Pire encore, le centre de gravité de l’avion était dangereusement déséquilibré vers l’arrière à cause du placement des bagages et des passagers les plus lourds.

De surcroît, le pilote Luis Antonio Morales cumulait les infractions. Il n’était absolument pas qualifié ni autorisé pour faire voler cet appareil spécifique. Les rapports toxicologiques réalisés après la tragédie ont d’ailleurs révélé qu’il avait consommé de la cocaïne et de l’alcool avant de prendre les commandes. La justice s’était également rendu compte que douze jours à peine avant le crash, il avait été impliqué dans une sombre affaire de possession de drogue.

L’intuition tragique de la princesse du R&B

La chanteuse, qui venait de publier son troisième album éponyme très ambitieux, n’était pas du tout rassurée à l’idée de monter dans ce minuscule bimoteur. Damon Dash, l’homme qui partageait la vie de l’artiste à cette époque, a d’ailleurs rappelé qu’elle détestait prendre l’avion en règle générale.

Lors d’une récente déclaration marquant le 25ème anniversaire de sa disparition, il a raconté qu’elle lui avait envoyé un SMS angoissé pour lui dire qu’elle n’aimait pas l’allure de l’appareil. Il lui aurait alors fermement conseillé de ne pas embarquer. Malheureusement, elle lui aurait répondu qu’elle devait absolument le faire pour les impératifs du clip. Moins d’une minute après avoir quitté le tarmac des Bahamas, l’avion s’est violemment écrasé dans une zone marécageuse, fauchant la vie de la star de 22 ans et de huit autres membres de son équipe, parmi lesquels Keith Wallace, Scott Gallin ou encore Douglas Kratz.

Aujourd’hui, l’héritage musical d’Aaliyah reste intouchable. Son audace stylistique et ses collaborations avant-gardistes continuent d’influencer des mégastars actuelles comme Drake, Rihanna ou The Weeknd. Mais cette nouvelle guerre fratricide chez les Hankerson nous rappelle tristement que les cicatrices de ce crash ne se refermeront sans doute jamais.

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