Si tu pensais que Tom Hardy se contentait de dominer les plateaux de tournage hollywoodiens, prépare-toi à être surpris. L’acteur britannique vient officiellement de sortir son tout premier album studio de rap, baptisé « Czarface Meets Frankie Pulitzer ». Dissimulé derrière une cagoule et sous l’alter ego Frankie Pulitzer, le comédien de 48 ans a décidé de sauter le pas pour livrer un projet complet de 15 morceaux. Loin d’être un simple coup marketing opportuniste, ce disque impose un véritable univers musical qui fait déjà sensation auprès des puristes du hip-hop indépendant.
Une alliance royale avec les figures du Wu-Tang Clan
Pour mener à bien cette aventure, Tom Hardy ne s’est pas associé à n’importe qui. En effet, il partage l’affiche avec Czarface, le célèbre supergroupe underground formé par le duo de producteurs 7L & Esoteric et le légendaire Inspectah Deck, membre historique du Wu-Tang Clan. Les deux camps collaborent ensemble depuis plusieurs années, notamment depuis leur première incursion commune sur la bande originale du film Venom: Let There Be Carnage.
De plus, le casting vocal réuni sur l’opus témoigne d’un immense respect du milieu hip-hop envers l’acteur. On y retrouve ainsi des invités prestigieux :
- Method Man : Le rappeur star du Wu-Tang pose son flow légendaire sur le percutant morceau Mad Technology.
- Busta Rhymes : L’ouragan new-yorkais prête son énergie brute sur le titre Raw Forever.
- Kendra Morris : La chanteuse soul apporte une touche mélodique raffinée sur plusieurs refrains de l’album.
Cependant, pour préserver la frontière entre sa carrière au cinéma et sa musique, Tom Hardy refuse de montrer son visage à l’écran. Dans le clip officiel de Mad Technology, il apparaît entièrement masqué par une cagoule graphique noire et blanche afin de laisser la priorité absolue à son flow et à ses rimes.
Quand Bane et les monstres sacrés du cinéma s’invitent au micro
Cinéphile passionné, le comédien a naturellement nourri ses paroles d’une pluie de clins d’œil à l’industrie du septième art. Ainsi, au fil des 15 chansons, il enchaîne les métaphores autour de films кульtes et d’auteurs renommés. Or, la plus grosse surprise du disque réside sans doute dans la réapparition inattendue de l’un de ses rôles les plus emblématiques au cinéma.
Sur la chanson Grim-Visaged War, Tom Hardy reprend en effet la voix glaçante et nasillarde de Bane, le super-vilain qu’il incarnait en 2012 dans The Dark Knight Rises de Christopher Nolan, pour réciter un monologue tiré de la pièce Richard III de Shakespeare. L’ambiance devient alors totalement surréaliste pour les amateurs de pop culture.
Voici un aperçu des punchlines cinématographiques les plus marquantes disséminées dans l’album :
- Les super-vilains de comics : Dans Raw Forever, il rend hommage à l’interprétation magistrale du Bouffon Vert par Willem Dafoe dans le Spider-Man de 2002, tout en glissant une référence au futur antagoniste Marvel Doctor Doom.
- Le cinéma de Martin Scorsese : Il cite directement le personnage incarné par Nicolas Cage dans À tombeau ouvert (1999) pour poser une rime survoltée.
- L’univers horrifique de Stephen King : Sur Mad Technology, il convoque les romans Cujo et Misery, réservant une dédicace particulièrement crue à l’actrice oscarisée Kathy Bates.
L’acteur lâche d’ailleurs une punchline mémorable sur ce dernier morceau :
« You shit-for-brain no name lame, that bites like Cujo / I’d rather masturbate to Kathy Bates than hear you flow / And you know, that misery it, loves company. »
Une passion secrète pour le rap née dès l’adolescence
Cette incursion musicale peut paraître soudaine au grand public, mais elle s’enracine en réalité dans le passé de Tom Hardy. Dès l’âge de 14 ans, le comédien londonien s’entraînait déjà à écrire des rimes dans sa chambre. En 1999, il avait même enregistré une mixtape complète de 18 titres sous le pseudonyme « Tommy No 1 » avec son ami réalisateur Edward Tracy, un projet finalement exhumé sur le web en 2018.
Par conséquent, « Czarface Meets Frankie Pulitzer » représente l’aboutissement de plusieurs décennies de travail acharné en studio. Les retours critiques sont d’ailleurs particulièrement élogieux, le projet affichant une moyenne de 79 % d’avis positifs sur la plateforme spécialisée Album of the Year. Bien qu’il n’ait absolument pas l’intention d’abandonner les plateaux de tournage hollywoodiens, Tom Hardy prouve une nouvelle fois qu’il maîtrise l’art de sortir des sentiers battus là où personne ne l’attend.
L’acteur Tom Hardy, venom, batman, mad max, a sorti son premier album de rap pic.twitter.com/l8r0XFEayW
— 75 Secondes 🗞️ (@75secondes) September 1, 2026







