Patrick Bruel : huit témoignages l’accusent de violences sexuelles

Le chanteur Patrick Bruel est au cœur d’une onde de choc médiatique après les révélations de huit femmes l’accusant de violences sexuelles.
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Deux plaintes graves déposées à Paris et Saint-Malo

C’est une déflagration pour l’interprète de « Casser la voix ». Selon les informations révélées par Mediapart et confirmées par l’AFP, l’artiste fait face à deux procédures judiciaires distinctes. La première plainte, déposée le 12 mars 2026 à Paris, émane de Daniela Elstner, l’actuelle directrice générale d’Unifrance.

Les faits dénoncés par Daniela Elstner remontent à 1997, lors d’un festival de cinéma au Mexique. À l’époque assistante, elle décrit une agression sexuelle dans une voiture, suivie d’une tentative de viol dans un bungalow. Elle explique avoir réussi à s’échapper uniquement en hurlant et en repoussant physiquement le chanteur.

  • Plainte à Paris : Agression sexuelle et tentative de viol (faits de 1997).
  • Plainte à Saint-Malo : Accusation de viol (faits de 2012).
  • Enquête en cours : Une enquête préliminaire est ouverte en Bretagne.

Huit femmes brisent le silence sur trente ans

Au-delà de ces plaintes, l’enquête journalistique met en lumière un système de comportements problématiques qui s’étalerait de 1992 à 2019. Six autres femmes ont témoigné auprès de Mediapart, décrivant des scènes survenues dans des loges, des hôtels ou lors de tournages. Parmi ces récits, l’un est particulièrement lourd : une femme affirme avoir été agressée en 1992 alors qu’elle n’avait que 15 ans.

« Sa démarche est aujourd’hui moins une volonté de condamnation judiciaire qu’un besoin de libération, pour elle, et pour toutes les autres », explique l’avocate de Daniela Elstner.

Ce besoin de parole intervient des années après les faits, illustrant la difficulté pour les victimes présumées de s’attaquer à une figure aussi puissante de la scène française. Le climat actuel de libération de la parole, porté par le mouvement #MeToo, semble avoir joué un rôle moteur dans ces nouveaux signalements.

La défense de Patrick Bruel : « Jamais rien imposé »

Face à ces accusations, Patrick Bruel conteste fermement. Par l’intermédiaire de son avocat, Me Christophe Ingrain, le chanteur affirme n’avoir jamais cherché à contraindre quiconque. La défense dénonce la « fabrication d’un système qui n’a jamais existé » et rappelle que des précédentes enquêtes concernant des masseuses en 2019 avaient été classées sans suite en 2020.

  • Déni total : L’artiste nie toute forme de violence ou de contrainte.
  • Présomption d’innocence : Aucune condamnation n’a été prononcée à ce jour.
  • Tristesse affichée : Le chanteur se dit « attristé » par la souffrance exprimée dans les témoignages.

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