Procès Marius Borg Høiby : le fils de la princesse héritière de Norvège face à 4 accusations de viol

Le procès de Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière Mette-Marit, s’ouvre ce mardi 3 février à Oslo sous une tension extrême. Accusé de 38 chefs d’inculpation, dont quatre viols, le jeune homme de 29 ans vient d’être réarrêté à la veille de l’audience.
marius borg

Une arrestation choc juste avant le procès

C’est un véritable coup de théâtre qui a secoué la capitale norvégienne dimanche soir. Alors qu’il devait comparaître libre, Marius Borg Høiby a été interpellé par la police d’Oslo. Les motifs ? Agression, menaces avec un couteau et violation d’une interdiction de contact avec ses victimes présumées. On parle d’un risque de récidive « concret », ce qui a poussé le juge à ordonner sa détention provisoire pour quatre semaines. C’est donc entre deux policiers, et non en homme libre, qu’il fera face à ses juges.

Pour nous, c’est l’image d’une chute sans fin. Celui que les Norvégiens surnommaient affectueusement le « p’tit Marius » est devenu le mouton noir de la Couronne. Sans titre royal mais élevé au cœur du palais, il est aujourd’hui accusé d’avoir profité de la vulnérabilité de plusieurs femmes. Si les faits les plus graves sont retenus, il risque jusqu’à 16 ans de prison. Le procureur Sturla Henriksbø est d’ailleurs très clair : il ne sera traité ni avec indulgence, ni avec sévérité à cause de son sang bleu.

Quatre viols et des vidéos qui accablent l’accusé

L’acte d’accusation fait froid dans le dos. Sur les 38 chefs d’inculpation, quatre concernent des viols. La police a notamment découvert des vidéos dans des dossiers cachés sur les appareils numériques du jeune homme. Sur ces images, on le verrait abuser de victimes alors qu’elles étaient inconscientes ou incapables de se défendre. Parmi elles, des ex-compagnes comme Juliane Snekkestad et Nora Haukland, qui ont brisé le silence sur les violences psychologiques et physiques subies pendant des années.

Marius, de son côté, plaide une forme de détresse. Il a admis avoir agi sous l’emprise de l’alcool et de la cocaïne lors d’une altercation en août 2024, affirmant lutter contre une toxicomanie de longue date. Il reconnaît également le transport de 3,5 kg de marijuana. Mais concernant les accusations de violences sexuelles, sa défense est catégorique : il nie presque tout. Le procès, qui doit durer jusqu’au 19 mars, va devoir démêler le vrai du faux dans ce dossier où sept personnes se portent parties civiles.

La princesse Mette-Marit rattrapée par l’affaire Epstein

Comme si cela ne suffisait pas, la famille royale traverse une tempête sans précédent. Sa mère, la princesse héritière Mette-Marit, est elle aussi sur la sellette. Des documents récemment déclassifiés révèlent une proximité troublante avec Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014. On y découvre des échanges de mails où la princesse et le criminel sexuel américain plaisantent sur Paris ou sur l’éducation de Marius. « C’est tout simplement embarrassant », a fini par avouer la future reine, exprimant ses profonds regrets.

« Marius Borg Høiby ne fait pas partie de la Maison royale. À ce titre, il est libre. Mais nous l’aimons, bien sûr. Il est un citoyen norvégien avec les mêmes devoirs que tous les autres. »

Cette déclaration du prince héritier Haakon tente de sauver ce qui reste de l’image de la monarchie. Mais pour beaucoup de Norvégiens, le divorce semble consommé. La popularité de la famille royale a chuté de 11 points en quelques années. Entre les dérives de son fils aîné et les zones d’ombre de son propre passé, Mette-Marit voit son accession future au trône de plus en plus contestée par l’opinion publique.

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