Romain G., le père de famille de Lucenay soupçonné de viols sur 34 enfants

Le village de Lucenay est sous le choc après les révélations sur Romain G., un père de famille soupçonné d’avoir abusé de 34 petits garçons entre 2020 et 2024.
lucenay romain

Un « parc d’attractions » transformé en piège

Imaginez un pavillon familial avec piscine, toboggans et cabanes. C’est dans ce cadre idyllique du Beaujolais que Romain G., 40 ans, attirait ses victimes. Ce régisseur de cinéma, décrit par ses collègues comme un homme « très gentil » et « inspirant confiance », cachait une réalité bien plus sombre derrière les murs de sa propriété.

Le mode opératoire était toujours le même : il profitait des anniversaires ou des soirées pyjama organisés pour ses propres enfants pour isoler leurs camarades, âgés de seulement 2 à 9 ans.

  • Utilisation de caméras dissimulées dans des réveils.
  • Mise en place d’un « jeu du goût » macabre pour imposer des actes sexuels.
  • Soupçons de soumission chimique pour neutraliser les enfants pendant leur sommeil.

Les aveux et la chute du régisseur de Kaamelott

L’enquête a révélé que Romain G. n’était pas un inconnu. Ancien assistant réalisateur, il avait notamment travaillé sur une vingtaine d’épisodes de la série culte Kaamelott en 2007, et plus récemment avec des acteurs de renom comme Clovis Cornillac. Ce profil professionnel « au-dessus de tout soupçon » lui servait de paravent idéal.

« Je n’arrive pas à réaliser… C’était typiquement une personne à qui j’aurais pu confier mes enfants », témoigne un ancien collaborateur, encore glacé par l’annonce.

Tout bascule en décembre 2024. Trois enfants de CM1 brisent le silence et racontent à leurs parents les agressions subies chez le père de leur copain. Interpellé, l’homme fait une tentative de suicide avant de passer aux aveux dans une lettre où il confie se « haïr » pour ses pulsions envers les « trop jeunes garçons ».

330 fichiers numériques : l’horreur documentée

L’exploitation de son matériel informatique par les gendarmes de Villefranche-sur-Saône a tourné au cauchemar bureaucratique. Les enquêteurs ont dû créer des tableaux entiers pour répertorier les crimes documentés par le suspect lui-même.

  • 127 vidéos et 197 photographies retrouvées.
  • Des dossiers nominatifs pour chaque victime.
  • Au moins 23 enfants victimes de viols avérés.

L’expertise psychiatrique versée au dossier est sans appel : elle évoque une « déviance pédophilique caractérisée » et une « dangerosité criminologique » majeure. L’homme utilisait des stratégies sophistiquées pour maintenir ses crimes secrets pendant quatre ans, agissant sous le nez de sa propre famille.

Aujourd’hui, alors qu’une cellule de soutien psychologique a été mise en place dans l’école du village, l’enquête se poursuit pour déterminer si d’autres enfants ont pu croiser la route de celui que tout le monde appelait simplement Romain.

Si vous êtes témoin ou victime de violences sur mineurs, contactez le 119. C’est gratuit, anonyme et ouvert 24h/24.

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