Un scénario digne d’un film, le talent en moins
C’est une histoire qui aurait pu faire l’objet d’un canular téléphonique dans l’émission de Difool, mais cette fois, la réalité a rattrapé la fiction. Samedi soir, vers 22 heures, le quartier chic du faubourg Saint-Honoré, à deux pas de l’Élysée, est devenu le théâtre d’une scène surréaliste.
Selon des sources policières relayées par Le Parisien, tout commence par une simple erreur de conduite : une priorité à droite grillée. L’animateur de 44 ans, au volant de son véhicule, se retrouve alors en plein différend avec un autre automobiliste agacé. Pour « calmer » le jeu ou impressionner son interlocuteur, l’homme de radio sort le grand jeu.
- Il exhibe un porte-cartes muni d’un médaillon de police.
- Il décline son identité avec assurance.
- Il s’attribue carrément le grade de lieutenant.
La BAC aux premières loges
Manque de chance pour celui que ses collègues surnomment parfois « Bad Lieutenant » à l’antenne : de véritables motards de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) observent toute la scène à quelques mètres de là. On imagine facilement la tête des agents en découvrant le manège de l’animateur.
À l’arrivée des renforts, le masque tombe rapidement. Derrière l’insigne de pacotille ne se cache aucun officier de police judiciaire, mais bien le complice historique de Difool, habitué à rire avec les auditeurs sur un ton potache tous les soirs de semaine.
« Une enquête du chef d’usage public et sans droit de document justificatif d’une qualité professionnelle ou d’un insigne réglementés par l’autorité publique a été ouverte », précise le parquet de Paris.
Quelles conséquences pour l’animateur ?
Interpellé sans incident, Cédric le Belge a été conduit au commissariat du VIIIe arrondissement. Si l’histoire fait sourire sur les réseaux sociaux, la justice, elle, prend l’usurpation de fonction très au sérieux, même si le profil de l’individu semble avoir joué en sa faveur pour la suite de la procédure.
Le parquet a en effet opté pour une orientation judiciaire simplifiée :
- Une convocation en vue d’une ordonnance pénale a été remise au mis en cause.
- Cette procédure est réservée aux faits de « faible gravité » selon les autorités.
- Elle devrait aboutir à une amende plutôt qu’à une peine de prison.
Habitué à donner la parole aux jeunes et à traiter des problèmes du quotidien sur Skyrock, l’animateur se retrouve aujourd’hui de l’autre côté du micro. Pour l’instant, ni la station de radio ni l’intéressé n’ont fait de déclaration officielle sur ce « coup de pression » qui a tourné au fiasco total.
On attend maintenant de voir si la bande de la Radio Libre osera vanner son lieutenant d’opérette lors de la prochaine prise d’antenne. Une chose est sûre : à Paris, même pour une priorité grillée, il vaut mieux rester soi-même plutôt que de tenter un cosplay de policier devant la BAC.








