Le drame s’est joué ce 4 juillet en Argentine, au-dessus de la province de Córdoba. Rosario, une étudiante de 22 ans, prenait une leçon de routine dans un petit avion Cessna 150G. À ses côtés, Leandro Andrés Bertazzo, un pilote de 42 ans ultra-expérimenté.
À environ 250 mètres d’altitude, la situation bascule dans l’incompréhensible. L’instructeur se tourne vers sa jeune élève avec un calme terrifiant.
« Tu sais ce que tu as à faire, continue. »
Sans laisser le temps à Rosario de réagir, la scène s’enchaîne en une poignée de secondes :
- Il retire son casque de communication.
- Il détache sa ceinture de sécurité.
- Il ouvre de force la portière de l’avion.
- Il se jette dans le vide.
Ouvrir une telle porte en plein vol exige une force désespérée, l’équivalent d’ouvrir la portière d’une voiture filant à 200 km/h, précise le directeur de l’école de pilotage. Livrée à elle-même avec la porte béante et un monomoteur déstabilisé, Rosario n’a pas cédé à la panique.
Faisant preuve d’un sang-froid monumental, elle a immédiatement contacté la radio pour signaler la position de la chute. Guidée par les équipes au sol, la jeune femme a réussi un atterrissage d’urgence parfait, sans la moindre égratignure sur l’appareil.
Le corps de l’instructeur a été retrouvé 15 minutes plus tard dans un champ. L’enquête a rapidement révélé qu’il souffrait en secret de graves problèmes de santé mentale et avait récemment séjourné en institut psychiatrique, une détresse qu’il avait totalement cachée à son entourage professionnel.







