Un sujet jugé « hors norme »
Dès la sortie des salles d’examen ce mardi 16 juin, le constat était unanime sur les réseaux sociaux. Les candidats à la spécialité physique-chimie sont ressortis déstabilisés, évoquant un sujet interminable et une complexité inhabituelle. Sur les 124 000 élèves ayant planché sur cette épreuve à fort enjeu (coefficient 16), la mobilisation est historique.
- Un sujet jugé trop long pour le temps imparti.
- Des calculs complexes et des questions jugées déroutantes.
- Une potentielle erreur détectée dans l’énoncé d’un exercice sur les circuits RC.
« Je ne comprenais rien, je n’arrivais à rien, je ne retrouvais pas les relations à démontrer, les questions n’étaient pas classiques », témoigne une élève dépitée.
Correction bienveillante : que demandent les lycéens ?
Pas question pour les candidats de demander l’annulation de l’épreuve. L’objectif est tout autre : obtenir une correction « bienveillante ». Les pétitionnaires exigent que les jurys prennent en compte le niveau de difficulté global du sujet lors de l’évaluation des copies pour garantir une équité totale entre les élèves.
Leur demande repose sur trois piliers :
- Une valorisation maximale des démarches et raisonnements, même si le résultat final est erroné.
- Une harmonisation nationale des notes pour pallier les disparités de sujets.
- Une prise en compte de la longueur excessive du document (13 pages, 41 questions).
Faut-il vraiment s’inquiéter ?
Si la colère est légitime sur le moment, les professionnels se veulent rassurants. Plusieurs enseignants rappellent que les jurys d’harmonisation disposent déjà de procédures pour rectifier le tir en cas de sujet jugé trop exigeant. Une professeure souligne d’ailleurs qu’avec la réforme, les épreuves sont devenues plus courtes par habitude, rendant les nouveaux formats peut-être plus déstabilisants qu’inaccessibles.
Ce type de pétition est devenu un rendez-vous annuel du Bac. En 2018 ou 2024, des mobilisations similaires avaient déjà secoué la Toile. Si elles ne changent que rarement les règles du jeu en temps réel, elles mettent une pression médiatique nécessaire sur le ministère, qui reste pour l’heure silencieux.
D’autres spécialités, comme les sciences économiques et sociales (SES), font également l’objet de contestations similaires cette année. Une chose est sûre : le Bac 2026 n’échappera pas à la règle de la polémique post-épreuves.















