Après le bachelor commerce : les 3 options pour ne pas rester bloqué

Ça y est, c’est fait. Vous tenez (ou êtes sur le point de tenir) votre Bachelor Commerce. La sensation devrait être celle du soulagement, mais pour beaucoup d’entre vous, c’est une petite angoisse qui monte : « Et maintenant ? » C’est le syndrome classique du diplômé à bac+3. Vous êtes à la croisée des chemins, coincé entre l’envie d’indépendance financière et la pression sociale du bac+5. Pas de panique. Que vous soyez un pragmatique pressé d’en découdre ou un stratège qui veut gonfler son CV, il n’y a pas de mauvais choix, seulement des trajectoires différentes.
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Sommaire

Option 1 : Poursuivre en Master, le choix de la sécurité et de l’expertise

C’est la voie empruntée par une large majorité d’étudiants (près de 84 % selon certaines statistiques). Pourquoi ? Parce que dans l’inconscient collectif français — et dans les grilles RH des grands groupes — le grade de Master reste le Saint Graal pour accéder aux fonctions stratégiques.

Le Master Grande École (PGE) : la voie royale

Si vous visez des postes de direction à moyen terme, c’est la suite logique. Ces cursus en deux ans permettent de consolider vos acquis généralistes tout en vous spécialisant progressivement. La valeur ajoutée ici, c’est le réseau et la reconnaissance. Un diplôme visé conférant le grade de Master est un passeport pour l’emploi, souvent assorti de salaires d’entrée plus confortables.

Les MSc et Mastères Spécialisés : pour les passionnés

Si le management généraliste vous ennuie et que vous voulez devenir l’expert d’un domaine précis, oubliez le PGE classique. Les Masters of Science (MSc) sont parfaits pour se nicher : Luxe, Vin, Data Marketing, Supply Chain ou Intelligence Artificielle. Ces formations sont souvent dispensées en anglais et connectées directement aux besoins opérationnels des entreprises.

Le conseil de la rédac : Ne regardez pas seulement le nom de l’école. Vérifiez les accréditations (AACSB, EQUIS, AMBA) et surtout si le diplôme est visé par l’État (RNCP). C’est la seule garantie que votre bac+5 vaudra réellement un bac+5 aux yeux des recruteurs.

Option 2 : Entrer sur le marché du travail, le choix de l’audace

Il faut tordre le cou à une idée reçue : non, s’arrêter à bac+3 n’est pas un échec. C’est même une stratégie payante pour les profils « terrain ». Le Bachelor Commerce est un diplôme professionnalisant conçu pour rendre opérationnel immédiatement. Si vous en avez assez de la théorie et que vous voulez voir l’impact concret de vos actions, le marché vous attend.

Quels métiers pour un Bachelor ?

Les entreprises sont friandes de profils bac+3 pour le « middle management » et les fonctions commerciales opérationnelles. Vous n’allez pas diriger la stratégie mondiale de L’Oréal demain, mais vous pouvez très vite accéder à des postes responsabilisants :

  • Business Developer / Attaché commercial : Vous gérez un portefeuille client, négociez et chassez de nouvelles opportunités. C’est le poste où l’on apprend le plus vite.
  • Chef de produit junior / Assistant Marketing : Vous participez au lancement des offres, analysez les ventes et gérez l’opérationnel.
  • Chargé de clientèle / Customer Success : Idéal si vous avez l’intelligence relationnelle et le sens du service.
  • Postes en start-up : Dans ces structures agiles, votre diplôme compte moins que votre débrouillardise et votre capacité à toucher à tout (bras droit CEO, Sales, Ops).

Parlons cash : le salaire à la sortie

C’est souvent le nerf de la guerre. Soyons transparents : en sortant à bac+3, vous ne prétendez pas aux mêmes grilles qu’un bac+5, mais vous commencez à gagner votre vie deux ans plus tôt.

En région parisienne, un profil commercial junior peut espérer entre 30 000 € et 35 000 € bruts annuels. En province, comptez environ 7 à 10 % de moins, une différence souvent compensée par un coût de la vie (et surtout un loyer) bien inférieur. Notez que dans la vente, la part variable (les primes sur objectifs) peut considérablement gonfler la note finale.

Option 3 : La pause utile, ou l’art de reculer pour mieux sauter

Vous vous sentez perdu ? Vous n’avez pas envie de vous enfermer dans un bureau tout de suite, ni de retourner en amphi ? L’année de césure ou « gap year » n’est pas une année sabbatique passée à regarder Netflix. C’est un investissement sur votre « soft skills ».

L’international pour booster son employabilité

Dans le commerce, l’anglais n’est plus une compétence, c’est un prérequis. Partir un an à l’étranger (Australie, Canada, Royaume-Uni) pour travailler ou faire du bénévolat peut transformer votre profil. Revenir bilingue avec un score TOEIC supérieur à 850 est souvent plus valorisé qu’un master moyen obtenu sans passion.

Le Volontariat International en Entreprise (V.I.E)

C’est le dispositif en or pour les jeunes diplômés de l’Espace Économique Européen âgés de 18 à 28 ans. Il permet d’effectuer une mission professionnelle à l’étranger pour une entreprise française, sur une durée de 6 à 24 mois. C’est techniquement une expérience professionnelle (rémunérée, et souvent bien rémunérée selon le pays), mais avec un cadre sécurisant. C’est souvent un tremplin direct vers l’embauche.

Le Service Civique

Si vous cherchez du sens avant de chercher de l’argent, le service civique (6 à 12 mois) permet de s’engager pour l’intérêt général. C’est une excellente manière de développer des compétences transverses comme l’adaptabilité, la gestion de projet et le travail d’équipe, tout en mûrissant son projet professionnel.

Verdict : Comment choisir sans se tromper ?

Il n’y a pas de réponse universelle, mais il y a une méthode pour décider. Posez-vous les bonnes questions sur votre profil :

  • Êtes-vous « Scolaire » ou « Pragmatique » ? Si vous aimez approfondir les concepts et que vous visez l’excellence académique, foncez en Master. Si vous avez besoin de concret et d’action, le travail ou l’alternance sont faits pour vous.
  • Quel est votre état financier ? Avez-vous besoin d’indépendance immédiate ? Si oui, le travail ou l’alternance (qui finance vos études) sont les meilleures options.
  • Avez-vous une idée précise du métier ? Si vous savez que vous voulez faire de la finance de marché, le Master est obligatoire. Si vous voulez faire du commerce terrain, le Bachelor suffit pour démarrer.

N’oubliez pas que les passerelles existent. Travailler deux ans après un Bachelor ne vous interdit pas de reprendre un Master plus tard (c’est même très apprécié via les MBA ou la formation continue). L’important est de choisir une voie qui vous motive le matin, pas celle qui rassure vos parents.

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