Etudiants

Hausse de la CVEC : les étudiants expriment leur colère

Depuis son instauration en 2018, la Contribution à la vie étudiante et de campus (CVEC) n’a cessé d’augmenter, passant de 90 à 103 euros.

« 103 euros pour la CVEC ? C’est du délire ! » Sur X (anciennement Twitter), les étudiants sont en colère. À l’approche de la prochaine rentrée, ils ont appris que la CVEC sera encore une fois revue à la hausse. Initialement fixée à 90 euros en 2018, elle est montée à 92 euros en 2020, puis à 95 euros en 2022, et enfin à 100 euros en 2023. Chaque augmentation a suscité l’indignation des étudiants, déjà confrontés à la précarité. Les boursiers sur critères sociaux en sont toutefois exemptés.

« Quand j’ai commencé mes études, la CVEC était à 90 €, et maintenant elle est à 103 €… C’est insupportable », « 103 € ??? Je suis à bout, cette hausse annuelle de la CVEC est intolérable », « C’est du vol », s’indignent les internautes. « 103 € pour la CVEC, c’est vraiment scandaleux », affirme une autre. Certains se demandent même : « Quand arrêterez-vous de fragiliser les étudiants ? »

Outre la CVEC, les frais d’inscription à l’université vont également augmenter. En licence, ils passeront de 170 à 175 euros à la prochaine rentrée. Pour les masters, ils iront de 243 à 250 euros, et pour les doctorats, de 380 à 391 euros. Cette hausse résulte du dégel des frais, lesquels étaient bloqués depuis 2020 en raison de la crise sanitaire.

Le ministère de l’Enseignement supérieur rappelle qu’en 2017, les frais d’inscription étaient plus élevés : « Un étudiant non-boursier payait 401 € pour s’inscrire en licence. » Il précise également que « le Plan étudiants de 2017 a permis de supprimer la cotisation à la Sécurité sociale pour les étudiants, introduisant la CVEC pour développer les initiatives étudiantes et le soutien social, dont le montant est bien inférieur à l’ancienne cotisation à la Sécurité sociale. »

La CVEC est destinée à soutenir l’offre sociale, sanitaire, culturelle et sportive pour les étudiants. Elle doit être payée en ligne par tous les étudiants inscrits en formation initiale à l’université, dans les écoles publiques ou privées, y compris à distance. Les élèves de classes préparatoires et les étudiants en apprentissage doivent aussi s’en acquitter. Toutefois, certains étudiants en sont exemptés, comme ceux en échange international, les réfugiés, les bénéficiaires de la protection subsidiaire, les demandeurs d’asile, et les boursiers.