C’est un séisme qui secoue la Silicon Valley. Alors qu’on pensait avoir tout vu, Sam Altman prouve que la course à l’intelligence artificielle ne fait que commencer. Avec ce nouveau tour de table, l’entreprise est désormais valorisée à 730 milliards de dollars. Pour vous donner une idée, c’est plus que la valeur cumulée de plusieurs géants du CAC 40. On vous explique pourquoi ce deal est totalement hors-norme.
Amazon, le nouveau meilleur ennemi de Microsoft ?
La grosse surprise vient du casting. Si Microsoft était jusqu’ici le grand parrain d’OpenAI, c’est Amazon qui rafle la mise cette fois-ci. Le géant de l’e-commerce et du cloud injecte à lui seul 50 milliards de dollars dans l’aventure. Mais attention, ce n’est pas un chèque en blanc : l’argent va circuler dans une boucle bien rodée.
- Amazon : 50 milliards d’investissement (dont 15 immédiats).
- Nvidia : 30 milliards injectés pour sécuriser ses puces.
- SoftBank : 30 milliards de plus pour le groupe japonais.
Le deal est malin : une grande partie de cet argent servira en réalité à louer les serveurs d’Amazon (AWS) et à acheter les puces de Nvidia. C’est ce qu’on appelle un financement circulaire. OpenAI reçoit des milliards pour les redépenser immédiatement chez ses propres investisseurs afin de faire tourner ses modèles de plus en plus gourmands en énergie.
« Développer une IA accessible à tous nécessitera une collaboration étroite à tous les niveaux, et nous sommes ravis de mener ce projet ensemble. » — Sam Altman, CEO d’OpenAI.
900 millions d’utilisateurs : ChatGPT devient intouchable
Si les investisseurs sortent le chéquier, c’est que les chiffres d’utilisation donnent le tournis. ChatGPT n’est plus un simple gadget pour tricher en cours, c’est devenu une infrastructure mondiale. En février 2026, l’application affiche une santé insolente malgré la concurrence de Google Gemini ou d’Anthropic.
- Utilisateurs hebdomadaires : 900 millions de personnes.
- Abonnés payants : 50 millions de particuliers.
- Business : 9 millions de professionnels et d’entreprises utilisent la plateforme.
Pourtant, OpenAI joue gros. Malgré 13 milliards de dollars de chiffre d’affaires l’an passé et une prévision à 20 milliards pour 2026, l’entreprise brûle du cash à une vitesse phénoménale. Elle prévoit de consommer environ 218 milliards de dollars de trésorerie d’ici 2029 pour rester au sommet.
La guerre des puces est déclarée
L’autre info majeure, c’est la volonté d’OpenAI de ne plus dépendre uniquement de Nvidia. En s’alliant avec Amazon, la start-up va utiliser les puces « maison » d’AWS, les Trainium. C’est un mouvement stratégique pour faire baisser les coûts et éviter les pénuries qui ralentissent le développement des nouveaux modèles de langage.
Vous l’avez compris, on change d’échelle. OpenAI n’est plus une simple start-up de logiciel, mais un monstre de l’infrastructure numérique. Sam Altman l’a confirmé : ce n’est qu’une étape. D’autres investisseurs pourraient rejoindre le tour de table dans les mois à venir, juste avant une possible introduction en Bourse qui s’annonce déjà comme l’événement de la décennie.
Alors, bulle financière ou révolution industrielle ? Une chose est sûre, avec 110 milliards de dollars en poche, OpenAI a désormais les moyens de ses ambitions, même les plus folles.








