Les universités n’ont pas toutes les mêmes critères, mais l’idée générale est la suivante : éviter l’échec dès la première année. Le « oui si » est là pour :
- Renforcer certaines compétences de base (méthodologie, expression écrite, mathématiques…)
- Aider les profils en reconversion ou les bacheliers pro/techno à s’adapter au niveau attendu
- Réduire le décrochage en accompagnant les étudiants les plus fragiles
Le « oui si » est pensé comme un tremplin. Il ne dévalorise pas ton profil, il le reconnaît comme ayant du potentiel, mais nécessitant un coup de pouce. Et c’est plutôt une bonne chose : on t’offre un accompagnement pour te donner toutes les chances de réussir ta première année.
Comment se passe un parcours « oui si » ?
Les modalités varient selon les établissements, mais voici ce que tu peux rencontrer :
- Modules de soutien en méthodologie ou dans certaines matières
- Tutorat individuel assuré par des enseignants ou étudiants de L2/L3
- Licence étalée sur 4 ans avec une L1 répartie sur deux années
- Suivi renforcé (présence obligatoire, devoirs réguliers, accompagnement personnalisé)
Est-ce que c’est plus de boulot ?
Oui, un peu. En général, il faut s’attendre à quelques cours en plus ou à un rythme plus encadré. Mais ce travail supplémentaire est souvent mieux réparti, et il permet d’avancer sereinement sans être largué dès le premier mois.
C’est important de le rappeler : que tu passes par un « oui si » ou non, tu obtiendras exactement le même diplôme. Il n’y aura aucune mention du parcours adapté sur ton diplôme. C’est une aide, pas une voie parallèle ou une sous-licence.
Peut-on refuser un « oui si » ?
Oui, tu peux. Mais attention : si tu refuses, tu perds la place proposée dans cette formation. C’est donc une décision à bien réfléchir. Si d’autres vœux (sans condition) t’ont été proposés, tu peux les accepter. Sinon, il vaut mieux garder cette opportunité.
Peut-on changer d’avis après ?
Tant que tu es dans la phase d’admission, tu peux attendre une autre réponse et changer ton choix si une meilleure option se libère. En revanche, si tu valides un « oui si », tu t’engages à suivre le parcours associé. Il sera obligatoire.
Et si je me rends compte que le « oui si » ne me convient pas ?
Dans la réalité, certaines universités sont assez souples : il est parfois possible d’arrêter le parcours d’accompagnement au bout d’un semestre, si les résultats sont bons. Mais ce n’est pas garanti. Ce genre de demande dépend beaucoup de l’université et des enseignants.
Le « oui si » : pour qui, exactement ?
Il n’y a pas de profil unique, mais les étudiants les plus concernés sont souvent :
- Les bacheliers technologiques et professionnels
- Les candidats en réorientation
- Les élèves avec des notes moyennes dans les matières clés
- Les lycéens avec un parcours scolaire irrégulier
Faut-il avoir peur d’être étiqueté ?
Non. Dans la plupart des cas, les étudiants « oui si » sont mélangés aux autres en cours magistral. Les groupes spécifiques, quand ils existent, ne concernent que les TD ou les séances d’accompagnement. Il n’y a pas de stigmatisation : beaucoup d’universités insistent sur le fait que ce dispositif est là pour aider, pas pour exclure.
Avec seulement 29 % des étudiants qui valident leur licence en trois ans, le « oui si » peut être une vraie chance. Il permet d’avoir plus de temps pour s’adapter et de bénéficier d’un soutien plus personnalisé. Au lieu de se battre seul dans un amphi de 300 personnes, tu auras quelqu’un qui te guide et t’aide à suivre le rythme.
Ce qu’il faut retenir sur le « oui si »
- C’est un vrai « oui », pas un « demi non »
- Le parcours est obligatoire si tu acceptes
- Le diplôme final est exactement le même
- C’est souvent une bonne solution pour réussir sans stress