Ce qui s’est passé le 14 novembre
L’Urssaf a révélé que son service Pajemploi avait été victime d’un vol de données ciblant les salariés de particuliers employeurs. L’incident, détecté le 14 novembre, a permis à des acteurs malveillants d’accéder à plusieurs informations personnelles sensibles.
Selon l’institution, les données potentiellement extraites concernent les noms, prénoms, dates et lieux de naissance, adresses postales, numéros de Sécurité sociale, mais aussi les noms d’établissements bancaires, les numéros Pajemploi et les numéros d’agrément. Autrement dit, un ensemble d’informations suffisamment complet pour représenter un risque réel d’usurpation d’identité.
Ce qui n’a pas été volé
Point rassurant : les données bancaires sensibles, comme les numéros de compte (IBAN), n’ont pas été compromises. Les adresses mail, numéros de téléphone et mots de passe sont également épargnés. Le service reste fonctionnel et continue de traiter les déclarations et paiements habituels.
L’attaque est restée confinée à Pajemploi. Aucun autre service de l’Urssaf n’a été touché.
Comment réagit l’Urssaf ?
Dès la découverte de l’incident, l’Urssaf a déclenché plusieurs procédures obligatoires. La fuite a été notifiée à la CNIL et à l’ANSSI, les deux autorités françaises chargées de la protection des données et de la cybersécurité. Une plainte pénale doit aussi être déposée.
L’Urssaf “présente toutes ses excuses pour cette atteinte à la confidentialité des données” et promet de renforcer ses dispositifs de sécurité.
Pour les personnes concernées, l’organisme recommande une vigilance accrue face aux risques de courriels, SMS ou appels frauduleux. Les cybercriminels utilisent souvent ce type de données pour fabriquer des messages crédibles et inciter à cliquer sur des liens malveillants.
Pourquoi cette fuite est-elle grave ?
Les données collectées par Pajemploi concernent surtout les assistants maternels et les gardes d’enfants à domicile. Beaucoup sont des indépendants, souvent peu sensibilisés aux risques numériques. La fuite expose donc des profils potentiellement vulnérables.
Un numéro de Sécurité sociale associé à une identité complète ouvre la porte à plusieurs tentatives d’usurpation : création de faux dossiers administratifs, ouvertures de comptes frauduleux ou demandes de prestations sociales non légitimes. Ce type d’informations se revend parfois sur des forums spécialisés.
Quels réflexes adopter quand ses données fuitent ?
En cas de doute ou si vous faites partie des utilisateurs de Pajemploi, quelques gestes simples permettent de limiter les risques :
1. Se méfier des messages suspects
Un SMS qui vous demande un code, un mail qui prétend venir de l’Urssaf, un appel qui vous signale un problème sur votre compte… méfiance. Les organismes officiels ne demandent jamais d’informations sensibles par message.
2. Surveiller ses démarches administratives
Garder un œil sur d’éventuelles notifications suspectes liées à l’Assurance maladie, aux impôts ou à la CAF. En cas d’anomalie, contacter rapidement l’organisme concerné.
3. Vérifier ses comptes en ligne
Même si les mots de passe n’ont pas été touchés, profiter de l’occasion pour renforcer sa sécurité est toujours utile : activer la double authentification, créer un mot de passe plus solide, éviter les doublons entre plusieurs sites.








