Les tarifs en 2025-2026
Bonne nouvelle pour votre compte en banque : en France, l’État finance la grande majorité de votre formation. Alors qu’une année d’étude coûte en réalité environ 10 000 euros à la collectivité, vous ne payez qu’une petite fraction de cette somme. Pour la rentrée 2025-2026, les tarifs sont indexés sur l’inflation mais restent très accessibles.
Concrètement, si vous visez une licence ou un BUT, le ticket d’entrée est fixé à 178 euros par an. Pour un Master, comptez 254 euros. Ces montants sont les mêmes partout en France, car ils sont décidés par le ministère de l’Enseignement supérieur. C’est l’un des systèmes les moins chers d’Europe, bien loin des milliers d’euros réclamés par certaines écoles privées.
Les frais d’inscription par diplôme
| Formation Universitaire | Tarif 2025-2026 |
|---|---|
| Licence / BUT / Licence Pro | 178 € |
| Master | 254 € |
| Doctorat | 397 € |
| Diplôme d’ingénieur (public) | 628 € |
La CVEC : le passage obligatoire à 105 euros
En plus de votre inscription, il y a un autre frais à ne pas oublier : la CVEC, ou Contribution de Vie Étudiante et de Campus. Pour l’année 2025-2026, son montant est de 105 euros. C’est une taxe annuelle unique qui sert à financer les services de santé, le sport, la culture et les aides sociales sur votre campus.
Attention, tout le monde doit faire la démarche en ligne avant de s’inscrire, même si vous êtes exonéré. Si vous êtes boursier, c’est gratuit, mais vous devez quand même obtenir votre attestation d’exonération pour finaliser votre dossier à la fac. Les alternants en contrat d’apprentissage doivent aussi la payer, contrairement à ceux en contrat de professionnalisation.
Bourses et exonérations : le joker de la gratuité
Si vous êtes boursier sur critères sociaux du Crous, la facture tombe à zéro. Les boursiers sont totalement exonérés des droits d’inscription et de la CVEC. C’est un avantage énorme qui permet de se concentrer uniquement sur ses études sans stress financier immédiat.
Si vous n’avez pas encore reçu votre notification de bourse au moment de l’inscription, vous devrez peut-être avancer les frais. Pas de panique, vous pourrez demander un remboursement complet une fois votre dossier validé, et ce jusqu’au 31 mai de l’année en cours.
Le match : Université publique vs Écoles privées
La différence de prix est parfois vertigineuse. Dans le public, une licence vous coûtera environ 850 euros sur trois ans (en comptant la CVEC). À l’inverse, un Bachelor dans une école de commerce privée peut varier entre 3 000 et 8 000 euros par an. Pour les prestigieux Programmes Grande École, les tarifs peuvent même grimper jusqu’à 25 000 euros l’année.
L’université reste donc l’option la plus démocratique. Même pour les étudiants internationaux hors Union européenne, si les tarifs sont plus élevés (2 895 euros en licence), l’État français continue de prendre en charge les deux tiers du coût réel de la formation. C’est un investissement massif pour garantir l’accès au savoir.
Anticiper les frais cachés de la vie étudiante
Malheureusement, le coût des études ne s’arrête pas au chèque fait à l’université. Le logement, l’alimentation et les transports représentent la plus grosse part du gâteau. Selon les villes, le budget mensuel peut varier du simple au double. Paris et les grandes métropoles demandent une organisation financière millimétrée.
Certaines filières sont aussi plus gourmandes en matériel. En médecine, prévoyez un budget pour les livres de référence et le matériel de stage. En architecture ou aux Beaux-Arts, les fournitures et les logiciels spécialisés peuvent vite représenter des centaines d’euros. N’oubliez pas de solliciter les aides comme les APL pour le logement ou les tarifs réduits pour les jeunes dans les transports.
















