Tuerie de Tumbler Ridge : Maya Gelaba, 12 ans, se réveille

Le Canada retient son souffle devant le miracle Maya. Grièvement blessée lors de la tuerie de Tumbler Ridge, la jeune fille de 12 ans montre des signes de rétablissement inespérés.
maya gelaba

Un « œil ouvert » qui change tout

C’est la nouvelle que tout le monde attendait, le petit rayon de soleil après la tempête. Alors que les médecins se montraient extrêmement pessimistes sur ses chances de survie après avoir reçu un projectile en pleine tête, Maya Gelaba a commencé à réagir samedi dernier. Selon les publications de sa famille sur GoFundMe et les réseaux sociaux, l’adolescente a franchi une étape cruciale dans son combat.

« Maya a ouvert l’œil droit et elle réagit. Elle bouge sa main et sa jambe du côté droit », a écrit sa tante avec émotion.

À l’hôpital pour enfants de Vancouver, l’ambiance a changé. On ne parle plus seulement de survie, mais de progrès concrets. On vous résume ce qui se passe pour elle en ce moment :

  • Respiration autonome : Les infirmières ont pu régler son respirateur sur « assistance », car Maya respire désormais par elle-même.
  • Réactivité physique : Elle commence à bouger chaque jour un peu plus, passant d’une immobilité totale à des mouvements volontaires.
  • Soutien massif : Plus de 450 000 dollars ont été récoltés pour aider sa famille dans cette épreuve.

Le courage face à la barbarie

jesse van rootselaar

Pour comprendre l’ampleur du miracle, il faut revenir une dizaine de jours en arrière au 10 février. Jesse Van Rootselaar, une jeune femme de 18 ans, a ouvert le feu dans l’école secondaire de Tumbler Ridge après avoir tué sa mère et son demi-frère. Maya, n’écoutant que son courage, a tenté de verrouiller la porte de la bibliothèque pour protéger ses camarades avant d’être prise pour cible.

Le bilan de cette tragédie est lourd : six morts au sein de l’établissement, dont une enseignante et cinq élèves de 12 et 13 ans. Le tireur s’est ensuite donné la mort. Dans ce paysage de désolation, l’histoire de Maya devient le symbole d’une communauté qui refuse de s’effondrer.

Un combat qui n’est pas terminé

Malgré ces victoires quotidiennes, le chemin vers la guérison reste immense. Sa mère, Cia Edmonds, partageait récemment son émotion en voyant sa deuxième fille, Dahlia, tenir la main de sa grande sœur sur son lit d’hôpital. Dahlia, présente lors de la fusillade, vit elle aussi un traumatisme profond, restée sans nouvelles de Maya pendant de longues minutes de confinement.

« Tu es passée d’un état où tu ne pouvais pas bouger du tout à un état où tu bouges chaque jour davantage », confie son père, David Gebala, admiratif du courage de sa fille.

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