41 % des lycéens regrettent d’avoir suivi l’avis de leurs parents

Le verdict est tombé : une étude choc révèle que de nombreux lycéens regrettent d’avoir sacrifié leurs envies sur l’autel des conseils familiaux lors de leur orientation Parcoursup.
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Alors que la phase de formulation des vœux bat son plein en ce début d’année 2026, la pression monte dans les foyers français. Pour beaucoup, le choix de la future école ne se fait pas en solo, mais sous l’œil vigilant — et parfois pesant — des géniteurs. Selon une enquête menée par Diplomeo auprès de 1 001 jeunes, le constat est sans appel : la famille reste le deuxième facteur d’influence (50 %) juste derrière les passions personnelles.

Le poids des regrets chez les 16-18 ans

Si l’on regarde l’ensemble des étudiants en réorientation, un quart d’entre eux avouent qu’ils auraient préféré s’écouter davantage. Mais le chiffre explose chez les plus jeunes. Chez les lycéens de 16 à 18 ans, ils sont désormais 41 % à regretter de s’être orientés selon les desiderata de leurs proches.

  • 41 % des lycéens regrettent d’avoir trop écouté leurs parents.
  • 50 % des jeunes admettent que leur famille a pesé sur leur choix final.
  • 68 % des sondés déclarent avoir été activement aidés par leurs parents.

Ce phénomène s’explique souvent par une volonté de « bien faire » ou de rassurer les parents. Lily, une lycéenne interrogée par RMC, raconte avoir abandonné son rêve de travailler dans la mode pour s’inscrire en droit. Son objectif ? Rendre sa mère fière, même si cela signifie mettre de côté sa véritable passion.

« Je sais qu’elle ne dit pas ça pour détruire mes rêves mais parce qu’elle est réaliste… Si je fais du droit c’est aussi parce que je veux la rendre fière. »

L’IA : la nouvelle boussole « neutre » des lycéens

Face à cette pression familiale parfois étouffante, on observe un changement de stratégie radical chez les jeunes. Pour obtenir un avis qu’ils jugent plus objectif, les lycéens se tournent massivement vers la technologie. L’intelligence artificielle s’impose comme le nouvel interlocuteur privilégié pour naviguer dans le labyrinthe de l’orientation.

Ils sont 61 % à avoir déjà utilisé l’IA pour construire leur projet d’avenir. Pourquoi un tel succès ? Les raisons sont multiples et très pragmatiques :

  • 35 % cherchent des réponses ultra-rapides pour ne pas perdre de temps.
  • 28 % l’utilisent pour « pimper » leurs lettres de motivation.
  • 26 % apprécient la neutralité de l’algorithme par rapport à l’affect parental.

L’IA ne remplace pas encore totalement l’humain, mais elle sert de tampon. Elle permet de centraliser des infos complexes sur les taux d’accès ou les débouchés, offrant ainsi des arguments factuels à opposer — ou à partager — lors du dîner familial.

La réorientation, un ajustement nécessaire

Il ne faut pas forcément voir ces chiffres comme un constat d’échec global. En France, environ 20 % des étudiants de première année se réorientent dès le premier semestre. Aujourd’hui, changer de voie est perçu comme un ajustement de projet plutôt que comme une erreur de parcours. C’est ce qu’affirme Jérémy Plasseraud, directeur exécutif de HelloWork.

« L’orientation n’est plus un choix figé, c’est un processus évolutif où les jeunes cherchent des repères pour décider. »

Pour éviter de rejoindre les 41 % de déçus, les experts recommandent de mettre les choses « noir sur blanc » avant d’entamer la discussion avec les parents. Faire une liste honnête des formations qui nous attirent vraiment VS celles choisies par défaut permet de mieux identifier la limite entre son propre projet et l’influence extérieure.

Le timing joue aussi un rôle crucial. Avec 41 % des jeunes souhaitant changer de voie dès le milieu de l’année, l’urgence renforce souvent le rôle des parents comme « logisticiens » de la procédure, rendant leur influence encore plus prépondérante dans la dernière ligne droite de Parcoursup.

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