La fin du casse-tête Parcoursup
Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’illisibilité actuelle : entre les licences accès santé (LAS) parfois jugées « ésotériques » et le parcours spécifique (PASS), le système actuel était devenu un vrai labyrinthe. Le gouvernement a tranché ce 17 avril : il fallait simplifier pour redonner de la sérénité aux étudiants et à leurs familles.
Dès 2027, le choix sera plus clair sur Parcoursup. Vous formulerez un vœu principal pour cette nouvelle première année, couplé à un sous-vœu disciplinaire pour assurer vos arrières. L’objectif ? Mettre fin aux disparités locales et aux parcours parfois déconnectés de la réalité médicale.
Comment va s’organiser cette nouvelle première année ?
Cette nouvelle licence, qui n’a pas encore de nom officiel, sera construite autour d’un équilibre plus solide entre le médical et le général. Elle se divisera en trois blocs distincts :
- Le bloc santé (24-30 ECTS) : Le cœur du réacteur, avec un programme allégé mais fondamental pour la suite de vos études.
- Le bloc disciplinaire (24-30 ECTS) : Vous choisirez une licence « contributive » (biologie, droit, sciences humaines, etc.) pour garantir une porte de sortie en cas de besoin.
- Le bloc transversal (6-12 ECTS) : Pour muscler votre éthique, votre communication et vos compétences psycho-sociales.
Le but est de construire un système qui permette aux jeunes de s’orienter simplement, soit vers une formation en santé, soit vers une autre voie universitaire, explique Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur.
Bonne nouvelle : le retour du redoublement
C’est sans doute l’annonce qui va soulager le plus d’étudiants : le droit au redoublement fait son grand retour. Si vous validez votre bloc santé mais que les notes globales ne passent pas, vous pourrez tenter une nouvelle fois votre chance en deuxième année de licence. Vous aurez donc, au total, deux opportunités pour décrocher le précieux sésame MMOPK.
Une réforme sous haute surveillance
Si les organisations étudiantes comme la FAGE saluent cette « avancée » portée depuis plusieurs années, le calendrier inquiète. Les universités et les doyens de médecine, bien que favorables à la fin du PASS/LAS, soulèvent des questions logistiques majeures. Passer d’un modèle d’amphi géant à des cours plus spécialisés demande des salles, des professeurs et, surtout, des moyens financiers.
Le gouvernement a promis un accompagnement financier au cas par cas, mais les syndicats restent vigilants. La réussite de cette transition dépendra de la capacité de l’État à soutenir concrètement chaque établissement dans ce virage serré, afin que cette nouvelle voie ne soit pas seulement plus lisible, mais réellement plus humaine pour chaque étudiant.
















