Lundi 31 août, l’Accor Arena de Paris-Bercy vibrait au rythme des adieux de la créatrice de contenu la plus puissante de l’Hexagone. Après dix années consécutives et près de 275 épisodes estivaux, Léna Mahfouf a refermé le livre de ses mythiques vlogs d’août devant une foule en délire de 20 000 personnes. Au programme : flammes, feux d’artifice, entrée triomphale sur du Rihanna et un défilé d’invités prestigieux allant de Louane à Bilal Hassani. Une consécration spectaculaire pour celle dont on décryptait déjà l’ascension fulgurante dans notre retour sur le parcours d’études et de vie de Léna Mahfouf. Cependant, la fête a laissé place à un violent retour de flamme médiatique dès le lendemain soir.
En effet, sur le plateau de l’émission TBT9, l’ambiance n’était plus du tout aux cotillons. Les chroniqueurs ont révélé le montant supposé de la transaction entre la production de l’influenceuse et le service public : un chèque estimé à 1,3 million d’euros pour diffuser le spectacle à l’antenne.
La facture du service public fait bondir le plateau de TBT9
Si la prouesse de remplir la plus grande salle couverte de Paris en seulement 45 minutes force le respect, le financement de sa diffusion télévisée passe mal auprès de plusieurs observateurs. Sur le plateau de TBT9, Raymond Aabou n’a pas mâché ses mots au moment d’évoquer l’achat du show par le groupe public.
« L’info qui m’a dérangé, c’est que ce concert qu’elle a fait, accrochez-vous bien, il va être racheté par France Télévisions. Il a été acheté 1,2 million, voire 1,4 million par France Télé. »
Pour le chroniqueur, l’utilisation de l’argent public pose directement problème face à une star dont la popularité reste, selon lui, cantonnée aux moins de 25 ans. Malgré son statut d’icône populaire matérialisé par l’inauguration de la statue de Léna Situations au Musée Grévin, Raymond estime que le fossé générationnel avec le grand public de la télévision reste béant :
« Moi, ce qui m’énerve, c’est que c’est une personne qui est aimée par les jeunes. Il n’y a pas de problème, tous les jeunes la connaissent, mais la majorité des gens ne connaissent pas Léna Situations. Et on va mettre 1 300 000 € sur un concert qui va être rediffusé par France Télé. Qu’est-ce qu’on fait avec notre pognon ? Elle n’est pas connue, Léna Situations. Elle est connue de beaucoup des jeunes. »
Une programmation tardive et un risque d’audience
La pilule s’avère d’autant plus difficile à avaler pour les détracteurs du projet que la diffusion n’aura même pas les honneurs du prime time. En effet, France 2 prévoit de diffuser la captation le 12 septembre à 23h25, avant de la proposer en streaming sur sa plateforme france.tv. Une case de fin de soirée qui a poussé Cyril Hanouna et ses équipes à anticiper un échec d’audience cuisant.
De son côté, Gilles Verdez a immédiatement emboîté le pas à son camarade en dénonçant une gestion déconnectée des priorités budgétaires :
« C’est pour moi une gabegie. 1,2 million, 1,4 million pour ça. Franchement, ça n’a aucun intérêt. Qui va regarder ça ? On ferait mieux de créer des programmes ou de faire des économies, mais là, c’est de l’argent jeté par les fenêtres. »
Un été sous haute tension pour Léna Situations
Ce coup de gueule télévisuel vient clore une saison particulièrement agitée pour la vidéaste. Si ses débuts en 2017 dans sa chambre d’étudiante incarnaient la fraîcheur et la proximité, l’édition 2026 s’est heurtée à de multiples controverses :
- La billetterie contestée : Des tickets vendus entre 9 et 89 euros pour assister au concert d’adieu à Bercy, déclenchant des accusations de tarifs excessifs malgré les explications de la jeune femme.
- Le reproche d’un train de vie luxueux : Des séquences comme la privatisation d’Aquaboulevard ou des trajets en taxi jusqu’à l’Île de Ré, perçues par une frange d’internautes comme un éloignement radical de son public d’origine.
- Des polémiques d’entourage : Des critiques répétées autour de ses fréquentations sur les réseaux et une traque permanente de sa vie intime par la presse people.
France Télévisions fait donc le pari audacieux de capter une audience digitale qui a depuis longtemps déserté le petit écran traditionnel. Reste désormais à savoir si la communauté soudée de la reine des réseaux sera bien au rendez-vous devant le poste le 12 septembre prochain pour faire mentir les pronostics du PAF.







