Le 24 septembre 2024, Elias d’Imzalène, un militant propalestinien bien connu, a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « provocation à la haine et à des crimes ». Cette arrestation fait suite à des propos controversés qu’il a tenus lors d’une manifestation propalestinienne le 8 septembre à Paris. L’influenceur aurait incité à mener une « intifada », un terme généralement associé à des révoltes populaires dans le cadre du conflit israélo-palestinien, appelant à ce soulèvement en France, notamment « dans les banlieues et les quartiers ».
Le soutien de la députée Ersilia Soudais
Le 25 septembre 2024, Ersilia Soudais, députée de Seine-et-Marne affiliée à La France insoumise (LFI), s’est rendue au commissariat du 17e arrondissement de Paris pour apporter son soutien à Elias d’Imzalène. Sur le réseau social X, elle a partagé une vidéo dans laquelle elle exprime son indignation face à ce qu’elle qualifie de « deux poids, deux mesures ». Elle déclare que le terme « intifada » a été utilisé par d’autres personnes sans qu’elles ne soient inquiétées, soulignant qu’Elias d’Imzalène est immédiatement soupçonné en raison de sa foi musulmane. Elle conclut que ceux qui soutiennent le « génocide perpétré par Israël » devraient être derrière les barreaux.
Les déclarations d’Ersilia Soudais ont rapidement suscité des réactions, certains critiquant sa position en faveur d’un militant connu pour ses positions radicales. Elias d’Imzalène, fiché S depuis 2021, est un acteur bien établi des mouvements propalestiniens et islamistes en France. Ses prises de position radicales et ses appels à la révolte ont attiré l’attention des autorités, et son arrestation fait suite à une enquête pour provocation publique à la haine.
Cette affaire intervient dans un contexte tendu en France, où les questions autour du soutien à la Palestine et de la sécurité publique sont souvent sensibles. Elias d’Imzalène, avec son historique de militantisme et ses discours enflammés, représente un point de friction entre liberté d’expression et sécurité nationale. Le prolongement de sa garde à vue indique que l’enquête est toujours en cours, avec des implications potentiellement graves pour son avenir.