Un site web mondial aux ramifications locales
L’enquête, menée par la brigade des crimes sexuels, a permis de mettre au jour une organisation structurée opérant depuis la banlieue de Sydney. Les suspects utilisaient un site web géré à l’échelle internationale pour posséder, distribuer et mettre à disposition ces contenus illégaux.
Selon la commissaire Jayne Doherty, ce groupe ne se contentait pas d’échanger des fichiers classiques. Les conversations et les documents partagés impliquaient des « symboles et des rituels liés au satanisme et à l’occultisme ». Les enquêteurs ont saisi plusieurs appareils électroniques contenant des milliers de vidéos qualifiées d' »abominables » par les forces de l’ordre.
Des actes de torture et de zoophilie sur des enfants
Le contenu saisi dépasse l’entendement. Les vidéos montrent des violences infligées à des enfants âgés de cinq à douze ans. Outre les sévices sexuels, les enquêteurs ont trouvé des preuves d’actes de torture et de zoophilie (actes sexuels impliquant des animaux).
Face à la nature de ces documents, la police a exprimé sa vive inquiétude concernant la sécurité des mineurs potentiellement en contact avec ces individus. À ce stade, les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour identifier les jeunes victimes visibles sur les vidéos et leur porter secours, bien qu’aucun enfant n’ait été formellement identifié pour le moment.
Le profil des suspects
Le coup de filet a eu lieu jeudi dernier. Parmi les quatre interpellés, un homme de 26 ans est considéré comme une figure centrale du groupe. Il fait face à pas moins de 14 chefs d’accusation, notamment pour avoir utilisé des services de télécommunication (téléphone, mail, réseaux sociaux) afin d’accéder à ce matériel et le diffuser.
Les trois autres complices présumés, âgés de 39, 42 et 46 ans, ont été arrêtés dans un immeuble de Sydney. Ils sont également poursuivis pour une série d’infractions liées à la possession et la distribution de matériel pédopornographique et de bestialité. Tous se sont vu refuser la liberté sous caution en attendant leur comparution devant le tribunal.
Face à la montée de la cybercriminalité, la vigilance reste de mise. Si vous êtes témoin de contenus illicites en ligne, signalez-les immédiatement sur les plateformes gouvernementales dédiées comme Pharos en France.








