1. Le Palmarès 2026 : Le grand match des licences universitaires
La plateforme nationale a enregistré un total massif de plus de 9,3 millions de vœux émis par 640 223 candidats de terminale. Si les élèves de la voie générale se positionnent comme les plus actifs avec une moyenne de 17,1 vœux chacun, près de sept lycéens sur dix ont coché au moins une licence dans leur liste. Derrière ce bloc massif, les écarts entre les filières stars et les parcours confidentiels s’avèrent pourtant vertigineux.
La licence de Droit : La reine incontestée
Le Droit règne sans partage sur le sommet du classement avec 379 432 vœux enregistrés en 2026 (soit une hausse spectaculaire de près de 20 000 vœux par rapport à l’année précédente). Perçu comme une filière d’excellence accessible sans sélection initiale drastique au format concours, le Droit fascine autant qu’il rassure. Il sert de tremplin vers les professions réglementées (avocat, magistrat, notaire) mais fait aussi office de « filet de sécurité » ultime pour des milliers de profils qui l’ajoutent en choix secondaire.
Le hold-up de la licence STAPS
C’est la surprise majeure de cette session 2026. La licence STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) opère une percée historique et s’installe à la deuxième place du podium national avec 162 357 vœux confirmés, doublant sur le fil la psychologie. Cet attrait massif pour les sciences du mouvement humain et le management du sport confirme que la filière n’est plus un choix par défaut, mais un projet professionnel de premier plan.
La Psychologie et l’Éco-Gestion au coude-à-coude
Reléguée à la troisième place, la licence de Psychologie reste un poids lourd incontournable avec 158 613 vœux. Cet engouement structurel est porté par une génération de candidats particulièrement investie et sensible aux enjeux de santé mentale et aux métiers du soin. Juste derrière, la licence Économie et Gestion confirme son ancrage pragmatique avec 152 897 vœux, plébiscitée par les lycéens qui ciblent des débouchés clairs dans le commerce, la finance ou le marketing d’entreprise.
Voici le tableau officiel du Top 10 des mentions de licence les plus demandées en 2026 :
| Rang | Mention de la licence universitaire | Nombre de vœux confirmés (2026) | Évolution et dynamique de la filière |
|---|---|---|---|
| 1 | Licence de Droit | 379 432 | 📈 En forte hausse (+20 000 vœux). Domination totale. |
| 2 | Licence STAPS | 162 357 | 🚀 Percée historique. S’installe à la 2e place du podium. |
| 3 | Licence de Psychologie | 158 613 | 📊 Stable. Forte attractivité liée aux métiers du soin. |
| 4 | Licence Économie et Gestion | 152 897 | 📈 En progression. Profils polyvalents recherchés. |
| 5 | Licence de Mathématiques | 102 357 | ⚡ Le grand retour. Portée par la réforme des spécialités. |
| 6 | Licence Sciences de la Vie | 100 640 | 🔬 Vitalité du pôle scientifique. Cap des 100 000 vœux franchi. |
| 7 | Licence Langues Étrangères Appliquées (LEA) | 90 648 | 📉 Légère baisse, mais reste le premier choix en langues. |
| 8 | Licence Professorat des Écoles | 87 802 | 🔥 Entrée fracassante. Très forte attente sur l’enseignement. |
| 9 | Licence LLCER (Langues, Littératures, Civilisations) | 81 179 | 📉 En net recul au profit de filières plus professionnalisantes. |
| 10 | Licence d’Histoire | 75 686 | 📊 Ferme la marche. Passionne toujours les profils littéraires. |
La mise au point technique : Une nouveauté réglementaire majeure change la donne sur la plateforme. Parcoursup affiche désormais en temps réel le nombre précis de vœux confirmés combiné au volume exact de places disponibles pour chaque diplôme. Une transparence totale qui permet de mesurer la sélectivité réelle avant de recevoir les réponses.
2. Le cas de la santé (PASS) et le grand retour des sciences
Si la licence de Droit domine le classement des licences « classiques », il convient d’analyser à part le cas du Parcours d’accès spécifique santé (PASS). Intégré dans des vœux multiples complexes dotés de sous-vœux correspondant aux mineures universitaires, le PASS s’impose hors catégorie comme le choix roi des profils scientifiques visant le concours MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie).
Parallèlement, le pôle des sciences fondamentales affiche une forme insolente. La licence de Mathématiques franchit le cap symbolique de la 5e position nationale avec 102 357 vœux. La réforme du lycée, qui a replacé les mathématiques au centre du jeu des spécialités scientifiques, porte enfin ses fruits en réorientant l’appétit des bacheliers vers la recherche lourde, la data et l’intelligence artificielle. Une dynamique similaire porte la licence Sciences de la Vie au-delà des 100 000 vœux.
3. L’entrée en jeu du Professorat des Écoles et le recul des lettres
La création récente de la licence spécifique orientée vers le Professorat des Écoles est un immense succès. En captant immédiatement 87 802 vœux, elle se classe d’emblée à la 8e place nationale. Cette formation dédiée siphonne directement les effectifs des anciennes filières supports, provoquant une baisse mécanique des candidatures en Sciences de l’Éducation ou en licences de langues de type LLCER (Langues, littératures et civilisations étrangères et régionales).
L’Histoire ferme la marche de ce Top 10 avec 75 686 vœux confirmés. Malgré les débats récurrents sur l’employabilité directe des cursus en sciences humaines, la discipline maintient sa position de bastion d’apprentissage et de culture générale pour les milliers de lycéens visant l’enseignement, le journalisme ou la préservation du patrimoine.
4. L’envers du décor des taux de réussite à la fac
Si s’inscrire dans une licence universitaire non sélective reste une démarche accessible à tout bachelier, les statistiques officielles rappellent la dure réalité du modèle universitaire français. Les rapports du SIES indiquent que seuls 35 % des étudiants inscrits en première année décrochent leur diplôme de licence en trois ans. Le manque d’encadrement, la taille des amphis et le déficit de méthode de travail autonome provoquent un taux de décrochage massif dès les premiers mois de l’année.
Pour contrer ce phénomène, les universités déploient massivement des dispositifs d’accompagnement spécifiques (les réponses de type « Oui-si » sur la plateforme). Ces parcours personnalisés intègrent du tutorat ou un étalement de la première année sur deux ans. Prendre le temps d’analyser le contenu exact des maquettes pédagogiques est indispensable, car sous un intitulé de diplôme identique, la répartition des matières varie fortement d’une faculté à une autre.
5. La stratégie des licences confidentielles
À l’inverse des filières saturées, certaines licences universitaires affichent un volume de vœux très faible. C’est le cas des mentions en théologie, des doubles cursus spécifiques (comme Histoire-Allemand) ou des Sciences du Langage. Pour un candidat astucieux, ces mentions sous les radars représentent une opportunité en or : elles garantissent un accès facilité à l’université, des effectifs réduits et un encadrement personnalisé par les équipes enseignantes.
6. Le marathon de la phase d’admission : calendrier et méthode
Le grand coup d’envoi de la phase d’admission est fixé au mardi 2 juin à partir de 19 heures. Ce soir-là, les serveurs de la plateforme nationale connaissent traditionnellement des ralentissements majeurs face à la ruée simultanée de centaines de milliers de candidats.
Pas de panique : les propositions n’expirent pas en quelques minutes. Les candidats disposent de délais stricts (généralement 2 jours en phase principale) pour accepter une offre, la mettre en attente ou la décliner. Entre le 5 juin et le 8 juin inclus, il sera également obligatoire de classer vos vœux en attente par ordre de préférence pour les conserver dans votre dossier. Enfin, pour les déçus ou les profils sans proposition, la phase complémentaire ouvrira ses portes dès le 11 juin pour formuler jusqu’à 10 nouveaux vœux dans les structures disposant encore de places vacantes.















