Prépa 2026 : 86% des étudiants satisfaits malgré le stress intense

C’est un paradoxe typiquement français. Alors que la classe préparatoire est souvent décrite comme un bagne scolaire, ceux qui y sont l’adorent. Selon une étude dévoilée par l’APLCPGE (l’association des proviseurs), 86,2% des étudiants referaient le même choix s’ils le pouvaient. Mais derrière ce plébiscite se cache une réalité plus nuancée, surtout pour les filles.
prepa 2026 satisfaction

Pourquoi ils aiment ça (alors que c’est dur)

Qu’est-ce qui pousse près de 9 étudiants sur 10 à valider deux ans de sacrifices ? Pour 81,2% d’entre eux, c’est avant tout un choix personnel assumé. Les étudiants recherchent l’exigence intellectuelle et la pluridisciplinarité, qui leur évite de s’enfermer trop vite dans une case.

Le sentiment de progression est massif :

  • 90% jugent que les contenus répondent à leurs attentes.
  • 84% estiment que les exigences des profs sont adaptées.
  • L’ambiance est loin des clichés de « guerre psychologique » : 56,3% citent l’amitié comme le facteur clé de leur bien-être.

Le stress : carburant ou poison ?

C’est le revers de la médaille. Si la satisfaction est haute, le stress l’est tout autant. Près de 68,6% des étudiants se disent stressés, un chiffre en hausse par rapport à il y a deux ans. Charge de travail démentielle, peur de l’échec, pression des notes… le mental est mis à rude épreuve.

Joël Bianco, président de l’APLCPGE, rappelle que dans un « système qui cultive l’effort, le stress est inévitable pour rester mobilisé », mais qu’il ne doit pas devenir paralysant. Pour beaucoup, la note reste la source d’angoisse numéro un, souvent confondue avec la valeur personnelle de l’élève.

Le malaise des filles en prépa

L’étude met en lumière une inégalité inquiétante : l’expérience est nettement plus rude pour les étudiantes. Les chiffres montrent un véritable fossé de ressenti entre les genres :

  • Elles sont plus nombreuses à songer à tout arrêter (46% contre 34% chez les garçons).
  • Elles se sentent moins souvent « tête de classe » et déclarent davantage de difficultés.
  • Le stress est plus souvent perçu comme un frein chez elles, alors que les garçons le voient parfois comme un stimulant.

Ce « syndrome de l’imposteur » semble persister malgré des résultats scolaires souvent excellents. Un constat qui pousse les établissements à la vigilance pour s’assurer que l’élite de demain se sente légitime, quel que soit son genre.

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