A Knight of the Seven Kingdoms : le renouveau de Game of Thrones ?

Oubliez les dragons majestueux, les intrigues politiques complexes et les fins de saison qui divisent. Depuis ce lundi 19 janvier 2026, HBO Max diffuse A Knight of the Seven Kingdoms, et c’est une véritable bouffée d’air frais sur Westeros. Située entre House of the Dragon et la saga originale, cette nouvelle série prend le pari risqué de l’humour et de la légèreté. Et devinez quoi ? Ça fonctionne.
a knight of the seven

Dunk et l’Œuf : les anti-héros dont on avait besoin

Si vous saturiez des réunions du Conseil Restreint et des guerres dynastiques, vous êtes au bon endroit. L’intrigue nous plonge environ un siècle avant la naissance de Daenerys Targaryen. Les dragons ont disparu (même si leur souvenir plane encore), et les Targaryen tiennent le Trône de Fer.

Mais ici, pas de rois ni de reines au premier plan. La caméra descend tout en bas de l’échelle sociale pour suivre un duo improbable : Ser Duncan le Grand (dit « Dunk »), un chevalier errant naïf au grand cœur, et son écuyer, l’Œuf (Egg), un gamin chauve et insolent qui cache bien son jeu.

L’alchimie entre Peter Claffey (ancien rugbyman irlandais d’1m95 reconverti acteur) et le jeune Dexter Sol Ansell est immédiate. George R.R. Martin lui-même ne tarit pas d’éloges sur son blog :

« Dunk et l’Œuf ont toujours été mes préférés, et les acteurs que nous avons trouvés pour les incarner sont tout simplement incroyables. »

Enfin un Game of Thrones qui ne se prend pas au sérieux

C’est la rupture majeure avec ses aînées : l’humour. Là où Game of Thrones et House of the Dragon misaient sur la gravité et le drame shakespearien, A Knight of the Seven Kingdoms embrasse un ton picaresque, voire parodique.

Le premier épisode donne le la avec des séquences inattendues :

  • Une « battle de danse » qui remplace le duel à l’épée traditionnel ;
  • Des flashbacks qui tournent en dérision la figure du mentor ;
  • Un humour parfois scatologique qui désacralise totalement l’univers médiéval-fantastique.

La série déconstruit le mythe du chevalier et du seigneur. Dunk est maladroit, manque de crédibilité et se met seul dans le pétrin. Face à lui, des nobles comme Lyonel Baratheon apparaissent plus comiques que terrifiants. C’est une vision « terre-à-terre », boueuse et humaine de Westeros, loin de la magie et des prophéties apocalyptiques.

Un format court taillé pour le binge-watching

HBO a également revu sa copie sur la forme. Fini les épisodes d’une heure qui s’étirent. Cette première saison adapte la nouvelle Le Chevalier Errant en six épisodes nerveux, oscillant entre 31 et 42 minutes.

Voici le calendrier de diffusion à noter dans vos agendas (dispo sur HBO Max) :

  • Épisode 1 : 19 janvier
  • Épisode 2 : 26 janvier
  • Épisodes suivants : chaque lundi jusqu’au final le 23 février.

Ce format resserré permet de garder un rythme soutenu, idéal pour une histoire qui tient plus du « road movie » médiéval que de la fresque historique. C’est accessible, même pour ceux qui n’ont jamais vu un seul épisode de la série mère (si, ça existe).

Le verdict : une réussite critique déjà renouvelée

Les critiques sont unanimes : avec 88% d’avis positifs sur Rotten Tomatoes au lancement, le pari est réussi. La presse salue ce « vent de fraîcheur » qui prouve que l’univers de George R.R. Martin a encore beaucoup à offrir tant qu’il ose se réinventer.

Pour les plus impatients qui craignent déjà la fin de cette courte saison, bonne nouvelle : la saison 2 est déjà en tournage et prévue pour 2027. HBO semble avoir trouvé ici la formule magique pour nous faire patienter entre deux saisons des dragons.

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