Le rêve vire au cauchemar en quelques heures
Tout avait commencé par un post léger. Le 4 janvier, Yulia Burtseva partageait sur le réseau social VK une vidéo d’elle, rayonnante, prenant son petit-déjeuner au célèbre Café Pouchkine avec la légende : « Bonjour Moscou ! ». Suivie par plus de 70 000 personnes, cette créatrice de contenu installée à Naples documentait régulièrement sa vie de famille avec son mari Giuseppe et leur fille unique.
Quelques heures plus tard, elle entrait dans une clinique privée de la capitale, la clinique Elmas, pour subir une intervention facturée environ 4 800 euros (environ 5 000 dollars). L’objectif : augmenter le volume de ses fesses par réinjection de graisse. Mais dès les premières injections, la situation a basculé. Yulia a été victime d’un choc anaphylactique, une réaction allergique extrême et brutale. Malgré son transfert en urgence à l’hôpital et les tentatives de réanimation, elle n’a pas survécu.
Un « chirurgien » sans diplôme au cœur de l’enquête

Si le choc anaphylactique est un accident médical rare mais connu, les circonstances de l’opération soulèvent de lourdes interrogations. Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie a immédiatement ouvert une procédure pénale pour « homicide involontaire par négligence ». Des perquisitions ont eu lieu à la clinique pour saisir les dossiers médicaux.
Selon les médias locaux (RIA Novosti, Kommersant), les soupçons se portent sur le praticien en charge de l’opération. Originaire du Tadjikistan, cet homme est accusé de ne pas posséder les diplômes de médecine requis pour exercer. Il a été arrêté et placé en détention. S’il est reconnu coupable, il risque jusqu’à trois ans de prison ferme. Une révélation qui glace le sang quand on sait que le site de la clinique garantissait des interventions « sans risques » avec des techniques de pointe.
La vague de choc sur les réseaux sociaux
La brutalité de la disparition de Yulia Burtseva a laissé sa communauté sous le choc. Sur ses comptes, les messages d’incrédulité s’accumulent. « Dix heures plus tôt, elle souriait et était heureuse. C’est terrifiant », écrit un abonné. D’autres expriment leur colère face à la pression esthétique qui pousse à de telles extrémités : « Des opérations comme celle-ci n’en valent tout simplement pas la peine ».
Ce drame met une nouvelle fois en lumière les risques du BBL (Brazilian Butt Lift), considéré comme l’une des chirurgies esthétiques les plus dangereuses au monde, mais aussi les dérives du tourisme médical où la vérification des compétences des praticiens est parfois difficile pour les patients étrangers.








