C’est une petite révolution dans le monde de la Tech. Fidèle à sa promesse de transparence (ou de chaos, c’est selon), Elon Musk a ouvert le capot de X. En publiant le code source de son algorithme de recommandation sur GitHub, la plateforme a confirmé ce que beaucoup d’experts soupçonnaient : les règles du jeu ont totalement changé. Fini le temps où il suffisait de suivre quelqu’un pour voir ses tweets. En 2026, nous sommes entrés dans l’ère de la prédiction comportementale.
Thunder et Phoenix : le duo qui remplace vos abonnements
Jusqu’à récemment, l’équation était simple : vous suiviez un compte, vous voyiez son contenu. Aujourd’hui, le code source révèle une architecture modulaire bien plus complexe. Votre fil « Pour vous » (For You) est désormais le résultat d’un mélange savant opéré par deux pipelines distincts.
D’un côté, il y a Thunder. C’est le gardien de votre cercle proche. Il traite les contenus provenant des comptes que vous suivez déjà. Mais attention, même ici, tout n’est pas affiché. Thunder filtre et ne garde que ce qui est susceptible de vous faire réagir.
De l’autre, voici Phoenix. C’est lui la star de 2026. Ce moteur de découverte va chercher du contenu « hors réseau », chez des gens que vous ne connaissez pas, mais qui parlent de sujets qui vous intéressent mathématiquement. L’algorithme ne se contente plus de vos abonnements, il utilise des vecteurs sémantiques pour comprendre vos goûts. En clair : Phoenix décide de ce que vous devriez aimer, parfois mieux que vous.
L’IA Grok aux commandes : la fin des règles fixes
La grande révélation de cette publication de code, c’est la disparition des « règles manuelles ». Avant, des ingénieurs codaient en dur : « si hashtag X, alors boost ». C’est terminé.
Désormais, le système est « AI-First ». C’est le modèle Grok, l’intelligence artificielle maison, qui pilote le tout. Au lieu de suivre des règles rigides, l’IA apprend en temps réel. Elle observe vos séquences d’actions.
Concrètement, l’algorithme calcule une probabilité d’engagement pour chaque post. Est-ce que vous allez liker ? Répondre ? Retweeter ? Chaque action a un poids, mais une métrique domine toutes les autres en 2026 : le « Dwell Time ».
Le « Dwell Time » ou la dictature de l’attention
Oubliez le clic. Ce que X veut, c’est votre temps de cerveau. Le code source montre que le temps passé sur un post (sans bouger, sans scroller) est devenu le signal roi. C’est ce qu’on appelle le Dwell Time.
Cela explique pourquoi les vidéos et les « threads » (fils de discussion) cartonnent. Ils vous retiennent mécaniquement plus longtemps. À l’inverse, les liens externes qui vous font quitter l’application sont pénalisés, sauf s’ils génèrent un engagement exceptionnel. L’objectif est clair : vous garder dans l’écosystème le plus longtemps possible.
La « Clause de Vélocité » : ça passe ou ça casse
Pour les créateurs de contenu, le code dévoile une réalité brutale. Votre post a une espérance de vie de quelques minutes seulement. Le système utilise un « Velocity Scorer ».
En gros, tout se joue dans les 15 à 30 premières minutes. Si votre publication ne génère pas une traction immédiate par rapport à son nombre d’affichages, l’algorithme coupe le robinet. Il n’y a plus de place pour les contenus à « retardement ». C’est une course de sprint permanente.
De plus, une règle de diversité a été implémentée. Pour éviter le spam, l’algorithme limite artificiellement la visibilité d’un même auteur dans votre fil. Poster dix fois par heure ne sert plus à rien, cela pourrait même réduire la portée de vos meilleurs tweets.
Pay-to-Play : la vérité sur les comptes certifiés
Enfin, la transparence du code a confirmé ce que beaucoup redoutaient : la plateforme est devenue un « Pay-to-Play ». Le code contient des instructions claires favorisant les comptes vérifiés (ceux qui paient l’abonnement Premium).
Les comptes non-vérifiés subissent un « Rate Limiting » agressif. En période de forte affluence, l’infrastructure privilégie le traitement des données des abonnés payants.
De plus, chaque utilisateur possède un « score de réputation » invisible, allant de -128 à +100. Les nouveaux comptes partent de bas et doivent prouver leur valeur. Attention aux comportements toxiques : un blocage ou une mise en sourdine (mute) pèse bien plus lourd dans la balance qu’un like. Être bloqué par plusieurs personnes peut littéralement faire disparaître votre compte des radars de Phoenix, vous rendant invisible au reste du monde.








