Un catalogue qui fond à vue d’œil
Depuis l’ouverture du site le 2 février, c’est la douche froide. Si vous avez l’impression que le choix est plus restreint que l’an dernier, vous n’hallucinez pas. En épluchant les données du ministère de l’Enseignement supérieur, le constat est sans appel : plus de 20 000 places se sont volatilisées en seulement douze mois. Pour nous, les étudiants, c’est un mur qui se dresse alors que la demande, elle, continue de grimper en flèche.
L’an dernier, plus d’un tiers des candidats n’avaient reçu aucune proposition. Avec cette réduction massive de l’offre, l’édition 2026 s’annonce comme la plus sélective de l’histoire de la plateforme. Sur les réseaux, les témoignages de détresse s’accumulent déjà, certains masters affichant des taux d’accès frôlant les 7 %, laissant 93 % des postulants sur le carreau.
Comparatif des capacités d’accueil 2025 vs 2026
| Données Nationales | Session 2025 | Session 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Nombre de formations | 8 167 | 7 623 | – 6,7 % |
| Capacité d’accueil (places) | 177 297 | 156 806 | – 11,6 % |
Les régions et filières les plus touchées par la crise
Toutes les académies ne sont pas logées à la même enseigne, et certaines boivent littéralement la tasse. La Normandie détient le triste record national avec une chute de 22,1 % de ses places. Si vous visez Caen, Rouen ou Le Havre, préparez-vous à une compétition féroce. Les Hauts-de-France et les Pays de la Loire ne sont pas épargnés non plus, avec des milliers de places supprimées à Lille, Amiens ou Nantes.
Côté disciplines, c’est la douche froide pour les futurs enseignants. Les masters MEEF subissent de plein fouet la réforme du concours à bac+3, entraînant une chute drastique des effectifs. En psychologie ou en droit, certaines universités comme Paris Cité ou l’Université de Lorraine proposent désormais des parcours limités à une, deux ou trois places seulement. On n’est plus dans la sélection, on est dans l’exceptionnel.
Stratégie 2026 : comment sauver son dossier ?
Face à cette pénurie, il va falloir être plus malin que les autres. La plateforme propose cette année 400 formations « mixtes » (initial ou alternance), une nouveauté qui permet de garder deux fers au feu. Mais attention, l’alternance exige de trouver un patron dans un contexte où les aides de l’État baissent. Votre dossier doit être béton dès maintenant : les relevés de notes et les expériences pro feront la différence.
N’oubliez pas que vous avez droit à 15 vœux en formation classique et 15 vœux en alternance. Profitez de ce quota au maximum. L’Île-de-France, qui résiste mieux à la baisse (-1,9 %), va probablement devenir le refuge de tous les candidats recalés en province, ce qui va mécaniquement faire exploser la sélectivité dans les facs parisiennes. Le calendrier est serré : vous avez jusqu’au 16 mars pour valider vos candidatures.
Le calendrier de survie Mon Master 2026
- Du 17 février au 16 mars : Dépôt des candidatures (le moment de vérité).
- Dès le 21 mars : Examen de vos dossiers par les profs.
- 3 juin au 16 juin : Phase principale d’admission (préparez vos nerfs).
- 19 juin au 19 juillet : Phase complémentaire pour les retardataires ou les recalés.
Malgré cette baisse, le ministère rappelle que 84 % des étudiants issus de licence générale finissent par trouver une place. Mais avec 20 000 chaises en moins autour de la table, le jeu des chaises musicales va être particulièrement tendu cet été. Restez connectés sur 75 Secondes pour suivre l’évolution des places disponibles durant la phase complémentaire.
« Le pire, c’est que chaque année c’est de pire en pire, le taux d’accès de mon master est passé de 20 % à 10 % en un an. » — Témoignage d’une étudiante sur TikTok.
















