Incendie de Crans-Montana : l’identité d’un ingénieur usurpée

Tu n’imaginais sûrement pas découvrir de telles méthodes administratives dans une station suisse huppée, pourtant l’enquête sur le drame du bar Le Constellation vient de franchir un nouveau cap lunaire.
crans montana ingenieur

Tu pensais que les dossiers d’urbanisme étaient gérés dans les règles de l’art ? L’affaire du bar Le Constellation à Crans-Montana vient de prendre une tournure pour le moins surprenante. Alors que la justice poursuit ses investigations après le terrible incendie du 1er janvier, de nouvelles révélations mettent en lumière des pratiques pour le moins rocambolesques au cœur de la municipalité.

Selon les informations révélées par BFMTV et relayées par la presse suisse, l’enquête a mis au jour une usurpation d’identité pure et simple. Un ingénieur civil local a découvert avec stupeur que son nom figurait sur des documents officiels sans qu’il n’ait jamais été consulté.

Le chef du service des constructions de la commune aurait reconnu avoir ajouté son nom sur les plans, sans le consulter, simplement pour aller plus vite.

Des signatures fantômes pour aller plus vite

Le stratagème a éclaté au grand jour lorsque l’ingénieur a repéré son nom en tant que co-auteur sur des plans d’agrandissement de la terrasse du bar, datés du 18 décembre 2025. N’ayant jamais signé ni même vu ces documents avant qu’ils ne sortent dans la presse, il a immédiatement demandé des comptes à la mairie.

Mais ce n’est pas tout. L’ancien propriétaire de l’établissement avait également affirmé que cet expert avait validé le percement d’un mur porteur lors de travaux réalisés en 2015. Une version que l’ingénieur conteste totalement, archive à l’appui.

  • Un nom utilisé à son insu sur des plans de terrasse en décembre 2025.
  • Des travaux de mur porteur en 2015 attribués à tort à l’ingénieur.
  • Une mairie qui aurait reconnu avoir forcé la validation pour gagner du temps.
  • Une affaire qui relance les interrogations sur le passé de Jacques Moretti et la gestion du dossier.

Des révélations qui interrogent sur le système local

Bien que ces irrégularités administratives n’aient aucun lien direct avec l’origine de l’incendie qui a ravagé l’établissement, elles jettent une ombre lourde sur le sérieux des contrôles de sécurité. Pour beaucoup d’observateurs locaux, ces dérives rappellent les zones grises entourant parfois la gestion des chantiers dans la région.

Au milieu de cette tourmente judiciaire, où de nombreuses personnes sont mises en cause pour homicide et blessures par négligence, ces révélations techniques montrent à quel point la tragédie possède de multiples ramifications. Comme l’a rappelé le récit poignant des rescapés, la quête de vérité est encore loin d’être terminée pour les familles et les proches des victimes.

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