Qui est Jacques Moretti, le patron de Crans Montana ?

C’est le nom qui tourne en boucle depuis la nuit tragique du 1er janvier 2026. Alors que la station huppée de Crans-Montana compte ses morts après l’incendie dévastateur du bar « Le Constellation », les regards se braquent sur son propriétaire : Jacques Moretti. Si ce sexagénaire d’origine corse clame sa bonne foi concernant les normes de sécurité, son passé judiciaire en France refait surface et trouble l’enquête. Portrait d’un homme entre business suisse et passé tumultueux.
jacques moretti

Un passé judiciaire lourd en France

Avant de devenir une figure de la nuit valaisanne, Jacques Moretti a eu affaire à la justice française. C’est le point qui cristallise aujourd’hui toutes les attentions, bien que ces faits soient anciens.

Selon les révélations du Parisien et de sources policières concordantes, l’homme est « défavorablement connu » des services pour des faits remontant à plusieurs décennies :

  • Proxénétisme : Son nom a été cité dans des affaires il y a une trentaine d’années.
  • Grand banditisme : Il a été incarcéré en Savoie il y a 20 ans dans un dossier lourd impliquant escroquerie, enlèvement et séquestration.

Cependant, il est crucial de noter une nuance importante apportée par les enquêteurs actuels : Jacques Moretti semblait s’être « rangé ». Une source policière précise qu’il n’appartenait plus au « spectre de la criminalité organisée » depuis son installation en Suisse.

Le « Constellation » et l’empire Moretti en Suisse

Jacques Moretti et son épouse Jessica (40 ans, originaire de la Côte d’Azur) ne sont pas des inconnus à Crans-Montana. Installé depuis 2015 à la tête du « Constellation », le couple a développé ses affaires dans la restauration et la nuit.

Outre le bar ravagé par les flammes, ils gèrent deux autres établissements dans la région :

  • Le Senso : Un bar-restaurant spécialisé dans les burgers.
  • Le Vieux-Chalet : Situé dans le village voisin de Lens, présenté comme une auberge corse.

Leurs proches, notamment le chanteur corse Jean-Thomas Filippini, les décrivent comme de « gros travailleurs ». Jacques Moretti n’était d’ailleurs pas présent au Constellation au moment du drame, gérant ses autres affaires, tandis que sa femme Jessica se trouvait sur place et a été blessée au bras.

Une ligne de défense inflexible : « Tout était aux normes »

Face à l’ampleur de la catastrophe (40 morts et plus de 100 blessés), la responsabilité des gérants est scrutée à la loupe. L’enquête s’oriente vers l’utilisation de feux de Bengale sur des bouteilles de champagne, ayant embrasé le plafond isolé avec de la mousse phonique.

Auditionné par la procureure générale du Valais, Jacques Moretti tient une ligne claire. Il affirme que son établissement a été contrôlé « trois fois en dix ans » et que tout était en règle.

Nous ne pouvons ni dormir ni manger, nous allons tous très mal. On fera tout notre possible pour aider à clarifier les causes. (…) Tout s’est fait dans les normes.

À ce stade, aucune mise en examen n’a été prononcée. Le couple a été entendu sous le statut de « personnes appelées à donner des renseignements ». L’enjeu pour les experts sera désormais de vérifier si les matériaux utilisés, notamment cette fameuse mousse au plafond, respectaient réellement la législation suisse stricte en matière d’établissements recevant du public.

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