Les Français champions du monde du pessimisme pour 2026 ?

Bonne année ! Enfin, c’est ce qu’on se souhaite par politesse. Car si l’on en croit la dernière étude Ipsos dévoilée alors que nous venons tout juste de basculer en 2026, l’ambiance n’est pas à la fête. Vous avez l’impression que tout le monde fait grise mine autour de vous ? Ce n’est pas une illusion. Avec une médaille d’or du pessimisme partagée avec la Corée du Sud, la France entame cette nouvelle année avec un niveau de défiance record. Entre instabilité politique, crainte de l’inflation et angoisse climatique, décryptage d’un spleen tricolore qui détonne à l’international.
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2025 : L’année qu’on veut vite oublier

On ne va pas se mentir, le bilan de l’année écoulée est sévère. Pour 85 % des Français, 2025 a été une « mauvaise année » pour le pays. Un score qui nous place tout en haut du podium mondial des nations les plus désabusées, ex-aequo avec les Sud-Coréens. Si nos voisins européens comme les Hongrois ou les Britanniques ne sautent pas de joie non plus, le ressenti français est particulièrement lourd.

Les raisons de ce rejet ? Une année 2025 marquée par une instabilité politique chronique — avec la valse des Premiers ministres (Bayrou, Lecornu) et des débats budgétaires interminables — qui a fini par user les nerfs des citoyens. Résultat : alors que le monde affiche une moyenne de 71 % d’optimistes pour 2026, la France traîne loin derrière.

Seuls 41 % d’entre nous pensent que l’année qui démarre sera meilleure que la précédente. C’est le score le plus bas des 30 pays sondés. Plus inquiétant encore : 60 % des Français sont persuadés que 2026 sera pire.

Le grand paradoxe : le pays va mal, mais « moi ça va »

C’est la « french touch » de cette étude : un gouffre spectaculaire entre la vision collective et le ressenti personnel. Si l’on pense que la France coule, on s’estime paradoxalement plutôt bons nageurs à titre individuel.

55 % des Français jugent que leur année personnelle a été satisfaisante, un chiffre supérieur à la moyenne mondiale.

Ce décalage révèle une fatigue vis-à-vis du système plutôt qu’une déprime intime. Pourtant, l’anxiété économique reste palpable pour l’avenir : seuls 27 % des 16-35 ans et de leurs aînés anticipent une hausse de revenus en 2026. La peur du déclassement est bien là, couplée à des angoisses plus globales :

  • Le climat : 83 % anticipent une hausse des températures (bien plus que la moyenne mondiale).
  • La sécurité : 41 % redoutent une attaque terroriste majeure sur le sol français.
  • L’IA : 73 % s’inquiètent de l’impact de l’intelligence artificielle, craignant pour l’emploi.

Déconnexion et cocon familial : les résolutions de repli

Face à ce tableau un peu sombre, la réaction des Français pour 2026 est celle du refuge. Pas de grandes ambitions de conquête, mais un retour aux fondamentaux. La priorité absolue ? Le clan.

73 % des Français veulent consacrer plus de temps à leurs proches cette année. Une volonté de reconnexion humaine qui passe, fait rare, par une déconnexion numérique assumée. Nous sommes l’un des rares pays où l’envie de réduire son temps d’écran (40 %) dépasse la moyenne mondiale. On veut moins de scroll, et plus de « vrai ».

Côté sport, même si l’envie est là (57 % veulent bouger plus), l’enthousiasme reste modéré comparé au reste du monde. Même la Coupe du Monde de football 2026 en Amérique du Nord ne soulève pas les foules pour l’instant : moins d’un Français sur deux compte la suivre. Une forme de lassitude, ou peut-être juste l’envie de se protéger des déceptions ?

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