Des affiches d’hommage à Philippine arrachées à Sciences Po

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Des tensions se sont ravivées après l’arrachage d’affiches rendant hommage à Philippine, une jeune étudiante tuée tragiquement. Ces affiches, placardées par des militants de droite dans plusieurs établissements universitaires, ont été retirées peu après leur mise en place par des groupes d’étudiants identifiés comme étant d’extrême gauche. Cet acte a provoqué une vague d’indignation et relancé les débats sur la liberté d’expression et la polarisation politique au sein des universités.

Depuis l’annonce de la mort tragique de Philippine, 19 ans, tuée par un migrant sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), des étudiants et militants politiques ont entrepris des actions pour lui rendre hommage. Le syndicat étudiant de droite UNI a lancé une campagne de collage d’affiches portant l’inscription : « Justice pour Philippine, étudiante assassinée par une OQTF non exécutée ».

Ces affiches, qui ont été placardées dans plusieurs établissements, dont Sciences Po Paris, ont rapidement été retirées par des étudiants identifiés comme proches de l’extrême gauche. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre clairement l’un de ces incidents. Dans cette scène, filmée dans le hall d’entrée de Sciences Po, un jeune homme tente d’empêcher une étudiante de déchirer les affiches, lui rappelant que Philippine était une étudiante de leur âge.

Le retrait des affiches ne s’est pas limité à Paris. Des scènes similaires ont été rapportées dans d’autres villes françaises, notamment à Lille et Grenoble, où des affiches portant des messages similaires ont été arrachées. À l’Université catholique de Lille, les affiches mentionnant que Philippine avait été tuée par un migrant marocain sous OQTF ont subi le même sort.

Le syndicat UNI et La Cocarde étudiante, deux organisations de droite, ont dénoncé ces actes, qualifiant les arrachages de « mépris de la mémoire d’une victime ». Pour eux, cet incident illustre un « deux poids deux mesures » dans le traitement des victimes en fonction du profil des coupables, pointant du doigt ce qu’ils considèrent comme une hypocrisie idéologique.

Face à ces arrachages, les syndicats étudiants de droite ont vivement réagi. Sur les réseaux sociaux, UNI a accusé des militants de l’extrême gauche, notamment de l’UNEF, d’être à l’origine de ces actions. Dans un communiqué, le syndicat dénonce : « L’extrême gauche se fiche de la mort d’une étudiante car l’assassin n’a pas le bon profil ». Bien que le lien direct avec l’UNEF ne soit pas encore prouvé, ces accusations ont suffi à enflammer les discussions en ligne.

Des personnalités politiques et des militants de droite ont également pris la parole pour critiquer ces arrachages, qualifiant ces actions de « violence symbolique » visant à effacer le souvenir d’une victime qui ne correspondrait pas au « narratif idéologique » des militants de gauche.

Cet événement pose la question plus large de la liberté d’expression dans les établissements d’enseignement supérieur. Si certaines personnes estiment que les affiches en mémoire de Philippine relèvent du droit à rendre hommage à une victime, d’autres y voient un acte de récupération politique.

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