Affaire Booba Berdah : la saisie de 40M€ annulée

Nouveau coup de théâtre dans le feuilleton qui secoue le web français. La justice vient de donner raison à Booba en annulant la saisie conservatoire géante de 40 millions d’euros sur ses droits d’auteur, initialement obtenue par Magali Berdah.
booba berdah

Le jackpot s’envole pour Magali Berdah

C’est un énorme soulagement pour le Duc de Boulogne. Ce jeudi 9 juillet 2026, le tribunal de Paris a ordonné la rétractation complète de la saisie qui bloquait les revenus musicaux du rappeur. L’ancienne papesse des influenceurs et fondatrice de Shauna Events réclamait cette somme astronomique pour compenser le naufrage financier de son empire, qu’elle attribue directement aux attaques répétées de l’artiste.

Mais le juge de l’exécution ne l’a pas entendu de cette oreille. Pour le tribunal, la preuve d’un lien direct entre les tweets de Kopp et la faillite de la boîte n’est pas faite. Pire pour l’entrepreneuse, les magistrats ont relevé que la santé financière de Shauna Events était déjà « fortement négative » bien avant que Booba ne commence à s’en mêler en mai 2022. Cette décision balaye ainsi la procédure choc qui avait permis de bloquer temporairement les comptes du rappeur, une étape marquante dont tu peux retrouver tous les détails dans notre article sur les 40 millions d’euros saisis sur les droits d’auteur de Booba par Magali Berdah.

L’arroseur arrosé : une double peine financière

En plus de voir ses 40 millions d’euros lui filer entre les doigts, Magali Berdah se retrouve condamnée. Elle va devoir verser immédiatement 15 000 euros de dommages et intérêts à Élie Yaffa (le vrai nom de Booba).

La raison invoquée par la justice ? Elle a activement nui à la réputation professionnelle du rappeur en orchestrant une énorme campagne de communication dans les médias autour de cette saisie provisoire. Les avocats du rappeur ont d’ailleurs dénoncé un « cumul de mensonges par omission » de sa part lors de l’audience de juin.

La réaction de Magali Berdah ne s’est pas fait attendre. Elle a immédiatement annoncé son intention de contester cette décision :

« Le juge s’est prononcé sur une mesure provisoire, pas sur le fond. Le fond, lui, sera jugé. Et nous démontrerons, pièce par pièce, ce que tout le monde a vu en direct : des centaines de publications devant des millions d’abonnés […] et un préjudice économique considérable. »

Le point culminant d’une guerre numérique sans précédent

Si tu as manqué les précédents épisodes, cette affaire est considérée par les spécialistes comme la plus grosse histoire de cyberharcèlement en France. On parle de trois ans de affrontements intensifs en ligne. D’un côté, Booba se revendique « lanceur d’alerte » contre ce qu’il appelle les « influvoleurs ». De l’autre, Magali Berdah décrit une véritable « mise à mort » psychologique et économique, amplifiée par les millions de « pirates » qui composent la communauté du rappeur.

La mécanique de cette guerre numérique a d’ailleurs déjà fait de gros dégâts collatéraux :

  • Mars 2024 : 28 internautes et membres de la commu de Booba ont été condamnés à de la prison pour avoir participé au harcèlement de l’agente.
  • Juin 2026 : Booba a écopé de trois mois de prison avec sursis et d’amendes pour des faits de harcèlement et d’injures contre d’autres personnalités (la journaliste Linh-Lan Dao et l’essayiste Tristan Mendès France).
  • Juillet 2026 : L’influenceur Jeremstar a lui aussi déposé une dizaine de plaintes pour des vagues de haine homophobes à la suite d’un énième clash lié aux stories du rappeur.

Rendez-vous au tribunal en 2027

Cette décision sur les 40 millions d’euros n’est qu’un round d’observation. Le véritable choc aura lieu lors du procès pénal, dont la date est désormais fixée au 25 mars 2027. Deux juges d’instruction viennent officiellement de renvoyer le Duc devant le tribunal correctionnel pour cyberharcèlement moral aggravé.

Booba y comparaîtra sous contrôle judiciaire aux côtés de deux autres prévenus, dont Grégory Zaoui (figure bien connue de l’affaire de la fraude à la taxe carbone). C’est là que la justice française devra trancher la question ultime qui passionne le web : où s’arrête la liberté d’expression et où commence le harcèlement de meute ?

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