L’horreur absolue s’est invitée sur la glace de la Lynch Arena, dans le Rhode Island. Alors que des lycéens célébraient leur « Senior Night », un moment de fête censé marquer la fin de leur parcours scolaire, les détonations ont remplacé les acclamations. Le bilan est lourd : trois morts, dont le tireur, et trois blessés toujours dans un état critique.
Derrière ce passage à l’acte, on découvre le profil de Robert Dorgan, 56 ans, un père de famille en pleine dérive, connu aussi sous l’identité de Roberta Esposito. Entre messages haineux sur les réseaux sociaux et conflits familiaux brutaux, le portrait qui se dessine est celui d’une bombe à retardement que personne n’a pu désamorcer.
« On va devenir fous » : des menaces postées la veille
Le compte X de Robert Dorgan est un catalogue de violence verbale. Quelques heures seulement avant de charger ses armes et de se rendre à la patinoire, il postait un avertissement qui résonne aujourd’hui comme une signature macabre.
- « Continuez à nous insulter, mais ne vous demandez pas pourquoi on devient fous », écrivait-il en réponse à un post transphobe.
- Ses publications alternaient entre la défense acharnée des droits trans et des rants antisémites, pro-nazis ou racistes.
- Il affichait également un soutien radical au Second Amendement (le droit au port d’armes) et une opposition frontale à l’avortement.
Ce mélange idéologique explosif s’accompagnait d’une paranoïa croissante. Dans des documents judiciaires de 2020, il affirmait même que son beau-père l’avait menacé de mort via un « gang de rue asiatique » à cause de sa transition de genre.
Une ex-femme et des enfants pour cibles
La police de Pawtucket est formelle : il s’agit d’un « événement ciblé » né d’une dispute familiale qui dure depuis des années. Dorgan n’est pas venu pour tuer des inconnus, mais pour anéantir les siens.
« Il a tiré sur ma famille, et il est mort maintenant », a lâché sa fille en sortant du commissariat, décrivant un père « très malade » mentalement.
Parmi les victimes touchées par les 11 coups de feu identifiés sur les enregistrements vidéo :
- La mère de son fils (un lycéen qui jouait sur la glace au moment du drame).
- Les frères et sœurs de l’athlète.
- Un ami de la famille présent dans les gradins.
Le chaos a été filmé en direct par le service de streaming qui diffusait le match. On y voit les joueurs, d’abord pétrifiés, puis fuyant vers les vestiaires ou se cachant derrière les barrières de sécurité pendant que les spectateurs se piétinaient pour atteindre la sortie.
Le geste héroïque d’un « Bon Samaritain »
Le carnage aurait pu être encore plus dévastateur sans l’intervention d’un autre parent d’élève. La cheffe de la police, Tina Goncalves, a tenu à saluer le courage d’un spectateur qui s’est jeté sur Dorgan pour tenter de le maîtriser.
Selon des témoins, cet homme a réussi à désarmer le tueur une première fois. Malheureusement, Robert Dorgan transportait plusieurs armes sur lui. Il a sorti un second pistolet pour continuer à tirer avant de retourner l’arme contre lui-même. La police est arrivée sur les lieux en moins de deux minutes, mais le mal était déjà fait.
Un traumatisme national pour le hockey lycéen
Ce drame intervient deux mois seulement après une autre fusillade sanglante à l’université Brown, plongeant le petit État du Rhode Island dans un deuil permanent. Pour les jeunes de 16 à 35 ans qui suivent ces événements sur mobile, la question de la sécurité dans les lieux de loisirs se pose plus que jamais.
« Notre État souffre encore. En tant que gouverneur, parent et ancien coach, mon cœur se brise », a déclaré Dan McKee.
🔴Robert Dorgan, un père de famille transgenre dont l’enfant est en terminale, a ouvert le feu lundi lors d’un match de hockey à Pawtucket, dans le Rhode Island. La fusillade a fait deux morts et trois blessés parmi les membres de sa propre famille. Le suspect s’est ensuite donné… pic.twitter.com/PxQkmyRzNM
— 75 Secondes 🗞️ (@75secondes) February 17, 2026








