Concrètement, combien allez-vous gagner ?
Allons droit au but : ne planifiez pas tout de suite vos vacances aux Maldives avec les économies réalisées. La baisse annoncée concerne spécifiquement le prix de l’abonnement et non le prix du kilowattheure que vous consommez. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a joué la carte de la transparence dans les colonnes du Parisien en admettant que ce n’était pas « une révolution ».
Voici les chiffres à retenir pour éviter les déceptions :
- Pour les particuliers (vous et moi) : La baisse de l’abonnement sera d’environ 5 %. Cela représente une économie moyenne de 10 à 12 euros par an. De quoi se payer un mois d’abonnement à une plateforme de streaming, mais guère plus.
- Pour les professionnels (boulangers, artisans) : L’impact est plus significatif. Pour un commerce énergivore comme une boulangerie, l’économie peut grimper jusqu’à 200 euros par an.
La mécanique derrière la baisse : merci les retraites
Vous vous demandez sûrement comment le gouvernement a sorti cette réduction de son chapeau. Ce n’est pas un cadeau de l’État puisé dans le budget, mais une baisse technique d’une taxe bien précise : la CTA (Contribution Tarifaire d’Acheminement).
Cette ligne obscure sur votre facture sert historiquement à financer le régime de retraite des salariés des industries électriques et gazières. La bonne nouvelle, c’est que cette caisse est actuellement excédentaire. Le gouvernement a donc décidé de réduire ce prélèvement de 25 %. C’est cette coupe dans la taxe qui se répercute mécaniquement sur le prix de votre abonnement.
Un nouveau système pour éviter l’explosion des prix
Cette annonce survient dans un contexte de changement majeur. Depuis le 1er janvier, la France a dit adieu à l’ancien système de régulation (l’Arenh) pour adopter le VNU (Versement Nucléaire Unique). Si ces acronymes vous donnent mal à la tête, retenez simplement l’essentiel : ce mécanisme est conçu comme une « assurance » pour stabiliser les prix.
L’objectif affiché par Bercy est d’éviter de revivre le scénario catastrophe de la crise énergétique liée à l’invasion de l’Ukraine, où les tarifs avaient explosé. Pour les années 2026 et 2027, la promesse est celle d’une stabilité. Sébastien Lecornu a d’ailleurs teasé la suite : un « grand plan d’électrification des usages » sera présenté dans quelques semaines pour renforcer la souveraineté énergétique du pays.








