Brevet 2026 : As-tu évité les pièges de la dictée ?

Le Brevet 2026 a officiellement démarré ce vendredi 26 juin avec la redoutable épreuve de français. Si le sujet global s’est avéré très classique, la traditionnelle dictée a réservé quelques pièges mémorables aux 853 800 collégiens de troisième.
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Blaise Cendrars et le piège du participe présent

Cette année, le ministère de l’Éducation nationale a misé sur la prose moderne de Blaise Cendrars avec un extrait de son œuvre autobiographique L’Homme foudroyé, publiée en 1945. Le texte de la dictée mettait en scène le portrait de Faval, un soldat terrorisé par la mort pendant la Première Guerre mondiale.

Sur le papier, le vocabulaire semblait plutôt accessible pour des élèves de troisième. Pourtant, une subtilité grammaticale bien précise risque de provoquer une hécatombe sur les copies des candidats de la série générale.

« Il avait […] une tignasse de violoniste et des yeux souriant avec une candeur enfantine. »

Le gros piège résidait précisément dans l’orthographe de « des yeux souriant ». Ici, « souriant » n’est pas un adjectif verbal, mais bien un participe présent employé avec une valeur verbale, équivalent à « des yeux qui souraient ». À ce titre, le mot est strictement invariable et ne devait surtout pas prendre de « s » au pluriel !

Les autres difficultés qui ont fait transpirer les troisièmes

Au-delà de cette règle pointue qui ne s’entend pas à l’oral, les correcteurs du Parisien et de 20 Minutes ont soulevé plusieurs zones de tension pour les élèves :

  • Les accords complexes dans le groupe nominal : Notamment l’expression « des jambes courtes et trapues », où la coordination de plusieurs adjectifs augmentait les chances d’oublier le féminin pluriel.
  • Les homophones grammaticaux : La confusion classique entre l’adverbe « voire » (dans l’expression « voire fruste ») et le verbe « voir ».
  • Le lexique peu fréquent : Des mots comme « candeur », « fruste », « extravagant » ou encore « tignasse » ont fait hésiter plus d’un candidat.
  • La maîtrise de l’imparfait : Les terminaisons des verbes « devenait », « jouaient » ou « mettait » exigeaient une vigilance constante.

Pour rappel, le barème de notation de la dictée ne pardonne pas. Chaque erreur grammaticale coûte 1 point entier sur les 10 alloués à l’exercice, tandis que les fautes de lexique ou de ponctuation retirent 0,5 point.

Un sujet globalement fluide et cinématographique

Heureusement pour les collégiens, le reste de l’épreuve de français offrait une belle cohérence narrative. La première partie de compréhension s’appuyait sur un autre extrait du même livre de Cendrars, racontant la tension organique et physique d’un soldat en éclaireur au milieu de la nuit.

Pour l’analyse de texte, les élèves devaient d’ailleurs lier cette ambiance étouffante à un photogramme du film culte de Stanley Kubrick sorti en 1957, Les Sentiers de la gloire, mettant en scène Kirk Douglas dans les tranchées de la Grande Guerre.

Du côté de la rédaction, les candidats avaient le choix entre un sujet de réflexion sur l’apport des œuvres historiques et un sujet d’imagination axé sur le courage. Ce dernier demandait de raconter le retour au campement d’un caporal masquant sa peur derrière un récit héroïque.

Pour les élèves de la série professionnelle, la dictée s’est avérée un peu plus simple avec un extrait contemporain de Monica Sabolo, La Pieuvre, issu de l’ouvrage collectif À nous la terre ! publié en 2021.

Avec la nouvelle réforme du DNB applicable dès cette session, les épreuves finales pèsent désormais pour 60 % de la note globale, contre 40 % pour le contrôle continu. Pour tout comprendre sur le calcul des points, tu peux d’ailleurs consulter notre mode d’emploi des coefficients du Brevet 2026. Les notes finales seront publiées par les différentes académies entre le 7 et le 10 juillet prochain.

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