50% de taxes sur OnlyFans ? La révolte de Sophie Rain

Le débat fait rage sous le soleil de Floride. James Fishback, candidat républicain de 31 ans en lice pour le poste de gouverneur, a lancé une croisade morale et fiscale contre la plateforme OnlyFans. Son projet choc ? Instaurer une « taxe du péché » de 50 % sur les revenus des créateurs et créatrices de contenu résidant dans l’État. Une proposition radicale qui a immédiatement fait réagir Sophie Rain, la star incontestée de la plateforme, qui dénonce une mesure « stupide » et paternaliste.
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Une taxe XXL pour financer l’école publique

Pour James Fishback, l’objectif est double : moraliser la société et renflouer les caisses de l’éducation. Le jeune politicien conservateur n’y va pas par quatre chemins et qualifie OnlyFans de « plateforme de dégénérescence en ligne ». Il estime que cette taxe punitive permettrait de récolter pas moins de 200 millions de dollars par an.

Cette manne financière serait, selon lui, directement réinjectée dans le système scolaire public pour augmenter les salaires des enseignants et améliorer la qualité des repas à la cantine. Mais au-delà de l’aspect économique, Fishback assume une posture idéologique très marquée. Dans une interview à NXR Studios, il déclare vouloir dissuader les femmes de s’inscrire sur la plateforme : « Je ne veux pas que des femmes intelligentes et capables vendent leur corps à des hommes malades en ligne ».

Il va même plus loin en comparant l’engagement des créatrices à un « syndrome de Stockholm » sociétal, affirmant qu’elles subissent un « lavage de cerveau » dans une société qui vénère la « dégradation culturelle ».

Sophie Rain contre-attaque : « C’était MA décision »

La réponse ne s’est pas fait attendre. Sophie Rain, qui réside en Floride et génère des millions de dollars grâce à ses contenus, est montée au créneau pour défendre sa liberté et celle de ses collègues. Visée nommément par le candidat (qui a calculé qu’elle devrait payer 42 millions de dollars avec sa taxe), elle a répliqué sèchement sur les réseaux sociaux.

« Personne ne m’a jamais forcée à créer un compte OnlyFans, c’était MA décision, donc je n’ai pas besoin qu’un homme de 31 ans me dise que je ne peux pas vendre mon corps en ligne. » — Sophie Rain

La créatrice de 21 ans met en avant sa foi pour contrer les arguments moraux de son opposant : « Je suis chrétienne, Dieu sait ce que je fais, et je sais qu’il est content de moi, c’est la seule validation dont j’ai besoin ». Elle souligne également l’injustice fiscale d’une telle mesure. Les créateurs paient déjà 37 % d’impôts fédéraux. Ajouter une taxe d’État de 50 % reviendrait à une quasi-confiscation des revenus, alors que les multinationales échappent souvent à une telle pression fiscale.

Un projet juridiquement complexe, voire impossible ?

Si la proposition fait le buzz, sa mise en œuvre semble juridiquement casse-gueule. La Floride est connue pour ne pas avoir d’impôt sur le revenu au niveau de l’État (State Income Tax). Introduire une taxe spécifique ciblant une seule catégorie de travailleurs indépendants pourrait être considéré comme discriminatoire et inconstitutionnel.

De plus, OnlyFans n’héberge pas que du contenu pour adultes (même si c’est sa marque de fabrique). Comment la loi distinguerait-elle un professeur de fitness ou un musicien présent sur la plateforme d’un modèle érotique ? Sans projet de loi détaillé pour l’instant, l’annonce de Fishback ressemble davantage à un coup de communication politique pour séduire l’électorat conservateur qu’à une réforme fiscale viable.

En attendant, le bras de fer continue. Fishback exhorte OnlyFans à « quitter son État », tandis que Sophie Rain rappelle que pour beaucoup de créateurs précaires, cette plateforme est un moyen de survie pour nourrir leur famille, loin des millions qu’elle gagne elle-même.

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