Pourquoi avoir une alternance va être plus difficile 2026 ?

Trouver une alternance en 2026 s’annonce comme un véritable parcours du combattant pour les étudiants. Entre le coup de rabot sur les aides publiques et l’augmentation des coûts pour les patrons, le modèle de l’apprentissage vacille.
alternance 2026

Le grand ménage dans les aides aux entreprises

Le temps où n’importe quelle boîte touchait un chèque pour vous recruter est révolu. Depuis le 1er janvier 2026, les règles du jeu ont radicalement changé pour les employeurs. Désormais, les grandes entreprises de plus de 250 salariés sont totalement exclues des dispositifs d’aide à l’embauche. Seules les PME peuvent encore espérer un soutien de 5 000 €, mais sous des conditions très strictes.

Le plus dur concerne les étudiants du supérieur. Les aides sont désormais réservées aux diplômes allant du CAP au Bac Pro. Si vous visez un BTS, une Licence ou un Master, votre profil coûte beaucoup plus cher à l’entreprise qu’auparavant. Résultat : de nombreux recruteurs, notamment dans le secteur tertiaire ou la tech, commencent à réduire leurs campagnes de recrutement pour la rentrée 2026-2027.

Coup de frein sur votre pouvoir d’achat

Si vous avez la chance de décrocher un contrat, votre fiche de paie risque de vous réserver des surprises. Certes, le Smic a augmenté de 1,18 % au 1er janvier 2026, portant le brut mensuel à 1 823,03 €. Mais cette hausse est largement compensée par la fin des exonérations de cotisations sociales.

Le projet de loi de finances 2026 prévoit que les apprentis paient désormais une part de cotisations salariales, ce qui fait mécaniquement baisser le salaire net. Pour ne rien arranger, le célèbre coup de pouce de 500 € pour financer le permis de conduire est sur la sellette. Le gouvernement envisage de supprimer cette aide pour aligner les apprentis sur les étudiants en formation initiale. Pour un jeune en zone rurale, c’est un frein direct à la mobilité et donc à l’emploi.

Le cri d’alarme des petits patrons

« On nous demande de former les jeunes, mais en retour, on nous retire les moyens ».

Cette phrase de Sylvie Punian, cheffe d’entreprise, résume l’ambiance chez les commerçants et artisans. Dans les TPE, le coût d’un alternant devient parfois « impossible à tenir ». Là où les aides couvraient autrefois les trois quarts du coût global, elles n’en financent aujourd’hui qu’un tiers. Cette réalité économique pousse de nombreux entrepreneurs à arrêter l’expérience, même s’ils croient au modèle de la transmission.

Les chiffres confirment cette tendance : les offres d’emploi en alternance ont déjà reculé de 12 % sur un an. Ce repli est généralisé à toutes les régions et touche particulièrement les grandes métropoles où la concurrence entre étudiants devient féroce.

Comment s’en sortir malgré tout ?

L’alternance reste un pilier de l’insertion, mais elle entre dans une phase de « normalisation ». Pour les candidats, la sélection sera plus rude. Les secteurs comme la santé ou les services à la personne résistent mieux car les besoins y sont structurels. Pour les autres, il faudra redoubler d’efforts et peut-être cibler davantage les petites entreprises de moins de 250 salariés qui conservent un avantage financier à vous recruter.

Le statut d’alternant conserve tout de même quelques avantages, comme le cumul possible avec la prime d’activité ou les aides au logement d’Action Logement. Mais une chose est sûre : en 2026, l’alternance n’est plus le « ticket gratuit » qu’elle a pu être ces dernières années.

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