Une icône de la pop culture s’en va
C’est une nouvelle qui va briser le cœur de tous ceux qui ont grandi avec les rediffusions de Noël. L’actrice canado-américaine Catherine O’Hara est décédée à son domicile de Los Angeles des suites d’une « courte maladie », comme l’a confirmé son agence CAA à plusieurs médias américains. On se souviendra tous de son cri mythique « Kevin ! » dans Maman, j’ai raté l’avion !, où elle incarnait avec brio la mère dépassée de Macaulay Culkin. Ce dernier, resté très proche d’elle, continuait d’ailleurs de l’appeler « Maman » dans la vraie vie.
Mais résumer Catherine O’Hara à ce seul rôle serait une erreur. Véritable caméléon de l’humour, elle était l’une des muses de Tim Burton, pour qui elle a incarné l’extravagante Delia Deetz dans Beetlejuice (1988) et sa suite sortie récemment en 2024. Elle a également prêté sa voix à la mélancolique Sally dans L’Étrange Noël de Monsieur Jack, prouvant que son talent n’avait aucune limite, passant du rire aux larmes en un claquement de doigts.
De Schitt’s Creek à The Last of Us : un succès qui ne faiblissait pas
Si les plus jeunes d’entre vous ne l’ont pas connue dans les années 90, vous l’avez forcément croisée sur vos plateformes de streaming ces dernières années. Catherine O’Hara a connu un immense regain de popularité grâce à la série Schitt’s Creek. Son interprétation de Moira Rose, une ancienne actrice de soap-opera totalement déconnectée de la réalité et accro aux perruques, est devenue une usine à « memes » sur les réseaux sociaux. Ce rôle lui a d’ailleurs permis de rafler un Emmy Award et un Golden Globe en 2021.
Preuve de son aura intacte à Hollywood, elle était encore très active en 2025. On l’a vue briller dans la saison 2 de la série HBO The Last of Us, aux côtés de Pedro Pascal. Ce dernier a d’ailleurs partagé son émotion sur Instagram, déclarant qu’il y avait désormais « moins de lumière dans son monde ». Elle était également nommée aux prochains Emmy Awards pour sa prestation dans The Studio, la comédie de Seth Rogen qui moque les coulisses du cinéma.
L’hommage d’une « famille » de cinéma
Née à Toronto dans une famille de sept enfants où « ne pas être drôle n’était pas une option », Catherine O’Hara a commencé sa carrière sur les planches de l’improvisation avant de conquérir le monde. Elle laisse derrière elle son mari, le chef décorateur Bo Welch, et leurs deux fils. Au-delà des récompenses, on retiendra d’elle cette capacité unique à rendre l’absurde humain et le ridicule sublime.
Sa disparition laisse un vide immense dans l’industrie, mais ses rôles resteront éternels. Que ce soit en criant dans un aéroport ou en arborant les tenues les plus improbables dans une petite ville perdue du Canada, Catherine O’Hara aura réussi sa mission : nous faire rire, peu importe l’époque. Elle rejoint désormais le panthéon des légendes qui ont su traverser les générations sans jamais perdre de leur superbe.
Ma famille a fait de moi celle que je suis. Mes parents avaient un grand sens de l’humour. Nous nous faisons tous rire encore aujourd’hui.








