Une fortune dépensée depuis la chambre d’hôpital
C’est une histoire qui divise la toile, entre jugement moral et empathie profonde. Skylar Mae, une créatrice de contenus de 21 ans, a révélé qu’un de ses abonnés les plus fidèles vivait ses derniers instants. Se sachant condamné, cet homme a décidé de vider son compte en banque pour s’offrir du « bon temps » virtuel alors qu’il ne lui resterait qu’un mois à vivre.
En l’espace de seulement dix semaines, la facture a grimpé jusqu’à 102 000 dollars, soit environ 85 680 euros. Pour ce prix, l’homme ne s’achète pas seulement des photos explicites. Il s’offre surtout une présence constante dans un moment où la solitude est son pire ennemi.
« Il n’a personne pour le surveiller. Il aime plaisanter avec moi, apprécie de voir des photos de mes chiens et aime les échanges où je lui consacre tout mon temps », explique Skylar Mae.
Plus qu’un abonnement pornographique, une compagnie humaine
Au-delà des contenus épicés, une véritable relation de « companionship » s’est installée. La star d’OnlyFans consacre parfois jusqu’à cinq heures par jour à discuter avec ce patient. Pour lui, qui ne reçoit que très peu de visites de ses deux enfants et n’a plus d’épouse, ces échanges sont son unique lien avec le monde extérieur.
Skylar Mae confie ressentir une certaine culpabilité face à de telles sommes, tout en affirmant que l’aspect financier est secondaire par rapport au soutien moral qu’elle apporte. « Je sais combien on peut se sentir seul quand on est malade », déclare-t-elle, précisant qu’elle a elle-même été marquée par les problèmes de santé de ses parents.
La sexualité en fin de vie : un sujet encore tabou
Si cette affaire choque, elle met en lumière un sujet souvent ignoré par le personnel soignant : la libido des patients en soins palliatifs. Selon des données de l’organisation Marie Curie, l’intimité et la santé sexuelle sont rarement abordées dans les hôpitaux ou les hospices, malgré le désir des patients d’améliorer leur qualité de vie.
Les obstacles sont nombreux : manque d’intimité, interruptions fréquentes des soignants ou équipements médicaux encombrants. Pour cet homme, OnlyFans est devenu une échappatoire numérique à une réalité physique devenue trop lourde, un moyen de se sentir encore « homme » et vivant avant le clap de fin.








