Maes impliqué ? Règlements de comptes à Sevran et Aulnay

La tension est à son comble en Seine-Saint-Denis. La justice enquête actuellement sur l’implication présumée du rappeur Maes dans une série de fusillades ultra-violentes qui ensanglantent les quartiers des Beaudottes à Sevran et du Gros Saule à Aulnay-sous-Bois.
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Huit suspects écroués : l’ombre de la kalachnikov

Ce jeudi 5 février 2026, huit jeunes hommes âgés de 19 à 28 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire à Paris. Ils sont poursuivis pour tentative de meurtre en bande organisée, soupçonnés d’avoir blessé par balle deux garçons le 14 avril 2024. Mais au-delà de ce dossier, c’est tout un climat de terreur qui inquiète les autorités.

Le procureur a été très clair lors de ses réquisitions : il s’agit déjà du sixième dossier ouvert dans ce secteur géographique impliquant des tirs d’armes de guerre. La gravité des faits est « absolue » selon la justice, qui tente de comprendre l’origine de ces tueries à répétition. Entre rivalités de quartiers et contrôle du trafic de stupéfiants, l’enquête explore désormais une piste beaucoup plus médiatique.

Des virements bancaires suspects découverts par les enquêteurs

Pourquoi le nom de Maes apparaît-il dans cette affaire criminelle ? Selon des sources concordantes rapportées par Le Parisien, les enquêteurs soupçonnent le rappeur d’avoir financé ces opérations punitives depuis l’étranger. Des flux financiers intrigants auraient été découverts : des virements bancaires émanant de l’artiste auraient atterri directement sur les comptes de certains tueurs présumés.

L’hypothèse de travail est lourde : Maes aurait payé des hommes de main pour lancer des attaques contre ses propres ennemis de quartier. Si ces faits étaient confirmés, cela placerait l’interprète de « Madrina » non plus seulement comme un témoin, mais comme un véritable commanditaire de violences en bande organisée. Le mobile exact reste nébuleux, mais l’affrontement entre groupes criminels rivaux semble dépasser la simple lutte pour les points de deal.

De Dubaï aux geôles marocaines : la chute d’une star ?

Ce n’est pas la première fois que Maes, de son vrai nom Walid Georgey, fait face à la justice. Déjà en cavale à Dubaï pendant de longs mois, il avait été interpellé en janvier 2025 à l’aéroport de Casablanca à sa descente d’un jet privé. Condamné en novembre dernier à sept ans de prison ferme par la chambre criminelle de Tanger pour une autre affaire de séquestration, il attend actuellement son procès en appel au Maroc.

Cette situation n’a d’ailleurs pas manqué de faire réagir son rival historique, Booba. Sur les réseaux sociaux, le « Duc de Boulogne » ne rate pas une occasion de se moquer de la situation de son ancien protégé, soulignant que Maes s’est « trahi lui-même » en se croyant intouchable. Pour Booba, le cauchemar de Maes ne fait que commencer, entre les condamnations à l’étranger et les nouvelles enquêtes criminelles qui s’ouvrent en France.

« C’est le sixième dossier ouvert dans ce même contexte avec des tirs de kalachnikov dans ce même secteur géographique », alerte le procureur lors de ses réquisitions.

Un quartier sous surveillance renforcée

À Sevran et Aulnay, les habitants vivent au rythme des sirènes et des opérations de police. Si les avocats des huit suspects écroués dénoncent parfois des dossiers basés sur des rumeurs de quartier, les preuves matérielles — dont les fameux virements — pourraient changer la donne. Pour l’heure, Maes est présumé innocent dans ce volet français, mais l’étau se resserre autour de son entourage proche.

La question qui brûle toutes les lèvres dans le milieu du rap français est désormais de savoir si la carrière de l’artiste pourra survivre à une telle avalanche de dossiers judiciaires. Entre la prison ferme au Maroc et la menace d’un procès aux assises en France pour complicité de meurtre, l’avenir du rappeur n’a jamais semblé aussi sombre.

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