On ne change pas une équipe qui gagne. Le trio de tête reste quasiment inchangé, même si les dynamiques internes bougent. Si vous avez l’impression que tout le monde fait des maths, vous n’avez pas tort : près d’un élève sur deux (45 %) a gardé cette spécialité en Terminale.
Top 10 des spécialités : le duel Filles vs Garçons
| Spécialité | Part totale (%) | Part des Filles (%) | Part des Garçons (%) |
|---|---|---|---|
| Mathématiques | 44,8 % | 33,7 % | 58,8 % |
| SES | 34,9 % | 37,1 % | 32,0 % |
| Physique-Chimie | 32,9 % | 27,4 % | 38,9 % |
| SVT | 25,0 % | 28,0 % | 21,0 % |
| HGGSP | 24,0 % | 28,7 % | 18,0 % |
| LLCER | 17,0 % | 23,0 % | 10,0 % |
| HLP | 9,4 % | 14,0 % | 4,0 % |
| NSI (Informatique) | 4,0 % | 1,0 % | 8,0 % |
| Arts Plastiques | 3,0 % | 4,0 % | 1,5 % |
| Sciences de l’Ingénieur | 1,5 % | 0,3 % | 3,0 % |
La petite surprise de l’année vient des Sciences de la Vie et de la Terre. En progression, les SVT doublent l’Histoire-Géo (HGGSP). C’est le choix stratégique par excellence pour ceux qui visent la médecine ou les licences de bio, alors que le secteur de l’environnement devient une priorité pour notre génération.
« Les élèves orientent leurs choix en fonction de leurs projets d’études supérieures. Sans les maths, certaines doubles licences sont inaccessibles. » — Ministère de l’Éducation nationale.
Le grand fossé : les filles et les garçons ne font pas les mêmes choix
C’est le point noir des statistiques révélées par la DEPP. Le genre influence encore énormément les emplois du temps. Les garçons sont ultra-majoritaires en Mathématiques (59 %) et dans les filières tech comme la NSI (informatique), où ils représentent 85 % des effectifs.
À l’inverse, les filles dominent largement les matières dites « littéraires » ou de sciences humaines. En HLP (Humanités, Littérature et Philosophie), elles représentent plus de 82 % des élèves. Elles sont aussi les plus nombreuses en SES, leur spécialité favorite, suivies de près par les maths et l’HGGSP.
L’hécatombe des maths entre la Première et la Terminale
Si les maths sont en tête, c’est aussi la matière que l’on abandonne le plus. Entre la Première et la Terminale, un tiers des élèves décide de lâcher l’affaire. Ce sont principalement les filles qui jettent l’éponge : 42 % d’entre elles arrêtent la spécialité contre seulement 25 % des garçons.
- Stratégie de repli : Beaucoup de filles remplacent la spé maths par l’option « maths complémentaires » (64 % des inscrits sont des filles).
- Le club des experts : L’option « maths expertes » est, elle, squattée à 66 % par les garçons.
- Le cas NSI et SI : Les sciences de l’ingénieur et l’informatique subissent les plus forts taux d’abandon globaux (jusqu’à 70 %).
Pour ceux qui cherchent à se démarquer, les spécialités de niche comme les Arts plastiques (3 %) ou le Cinéma-audiovisuel (1 %) restent des pépites pour valoriser un profil créatif. Mais attention au coefficient : ces deux matières pèsent pour 32 % de la note finale du bac. Un pari risqué mais souvent payant pour les passionnés qui visent les écoles d’art ou de communication.
En fin de compte, l’origine sociale pèse aussi lourd dans la balance. Les élèves des milieux favorisés se concentrent massivement sur le combo « Maths + Physique-Chimie », la voie royale pour les prépas scientifiques. Chez 75 Secondes, on vous conseille de ne pas simplement suivre la masse : choisissez ce qui vous fait vibrer, mais gardez un œil sur les prérequis de vos rêves sur Parcoursup.
















