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Cyril Hanouna convoqué au tribunal le 5 septembre

Louis Boyard a exprimé sa satisfaction sur son compte Tik Tok en déclarant : « Quelle belle journée ». Suite aux récentes élections législatives et à sa réélection dans le Val-de-Marne, le député insoumis a annoncé que Cyril Hanouna devait se présenter devant le tribunal correctionnel.

Une « tentative de censure des critiques de Bolloré »

L’animateur de « Touche Pas à Mon Poste » (TPMP) sur C8, chaîne détenue par Vincent Bolloré, est « convoqué devant le tribunal correctionnel pour ‘injure publique envers une personne chargée d’une mission de service public’», a révélé Louis Boyard. Il a ajouté : « Après sa tentative de censure des critiques de Bolloré, ma plainte a abouti. »

Le 23 novembre 2022, environ deux semaines après avoir été insulté lors de l’émission de Cyril Hanouna, le député avait déposé plainte à Paris. Hanouna avait traité Boyard d’« abruti », de « bouffon », de « tocard » et de « merde ».

12 000 euros d’amende et du travail d’intérêt général

D’après la plainte, « les termes employés par Cyril Hanouna sont si agressifs et outrageants, totalement disproportionnés par rapport au débat initial, qu’ils ne peuvent être considérés comme de simples qualificatifs désobligeants couverts par la liberté d’expression ». Cyril Hanouna risque une amende de 12 000 euros et une peine de travail d’intérêt général, conformément au Code pénal.

Les échanges houleux entre Cyril Hanouna et Louis Boyard, ancien chroniqueur de TPMP, avaient commencé lorsque Boyard avait accusé les « cinq personnes les plus riches » de France d’« appauvrir l’Afrique », citant notamment Vincent Bolloré, propriétaire du groupe Canal+ et « ami de 20 ans » de Cyril Hanouna.

Une amende record pour C8

À l’époque, Cyril Hanouna avait annoncé qu’il allait également « attaquer » Louis Boyard pour « diffamation ». En février 2023, l’Arcom avait infligé une amende de 3,5 millions d’euros à la chaîne C8 pour avoir insulté le député LFI Louis Boyard. Le régulateur des médias avait estimé que « l’invité avait été explicitement empêché d’exprimer un point de vue critique à l’égard d’un actionnaire du Groupe Canal+ (Bolloré), auquel appartient le service de télévision C8, et que, par conséquent, l’émission n’avait pas été réalisée dans des conditions garantissant l’indépendance de l’information