Une fin tragique au parc de l’Ermitage
C’est un promeneur qui a fait la macabre découverte en début d’après-midi. Le corps d’Hatyce Halidi Selemani, surnommée Tyah, se trouvait dans le parc de l’Ermitage à Lormont. Selon les premières informations transmises par le parquet de Bordeaux, l’adolescente a été retrouvée pendue. Une autopsie doit désormais être pratiquée à l’Institut de médecine légale pour confirmer les causes exactes du décès et établir une chronologie précise du drame.
Depuis sa disparition le 12 janvier à Pessac, la mobilisation était totale. Sa photo, où elle apparaissait souriante avec son sweat-shirt rose, avait inondé les réseaux sociaux. Les forces de l’ordre avaient déployé des moyens massifs : drones au-dessus de la Garonne, équipes cynophiles et ratissages de grande ampleur. Malheureusement, l’épilogue de cette attente insoutenable s’avère être le pire scénario possible pour ses proches.
Harcèlement scolaire ou déception sentimentale ?
L’enquête s’oriente désormais sur les raisons qui auraient pu pousser Tyah à un tel acte. Plusieurs pistes émergent des témoignages recueillis auprès de son entourage. Son grand frère, Erwan, a raconté que le jour de sa disparition, Tyah semblait bouleversée lors du déjeuner familial. Elle soupçonnait son petit ami de la tromper et aurait tenté, sans succès, d’obtenir une explication avant de repartir vers son lycée, où elle n’est jamais arrivée.
Mais au-delà du chagrin amoureux, une ombre plus sombre plane sur ce dossier : celle du harcèlement scolaire. Selon certains de ses camarades du lycée Pape-Clément, Tyah aurait confié être harcelée par un garçon de sa classe depuis plusieurs mois. Une altercation aurait même éclaté avec cet élève seulement quelques heures avant qu’elle ne se volatilise. Ces éléments sont actuellement examinés de très près par les enquêteurs pour comprendre l’état psychologique de la jeune fille.
L’émotion d’une mère et d’une ville
Le témoignage de la mère de Tyah, livré au micro de M6 quelques jours avant la découverte, reste gravé dans les mémoires. Elle décrivait son rituel quotidien, laissant la porte déverrouillée chaque nuit dans l’espoir de voir sa fille apparaître au petit matin. « Je regarde toujours si elle est derrière la porte », confiait-elle en larmes. Cette attente, partagée par toute une région, prend fin dans une douleur indescriptible.
Le monde médiatique a également réagi, notamment l’animateur Julien Courbet qui avait relayé l’avis de recherche dans son émission « Appel à témoins ». Se disant « profondément consterné », il a adressé ses condoléances à une famille brisée. Une cagnotte en ligne a été ouverte pour soutenir les proches de l’adolescente dans cette épreuve, alors que le lycée Pape-Clément s’apprête à rendre hommage à une élève décrite comme « gentille, souriante et réservée ».
Il est impératif que la lumière soit faite sur ce drame. On ne peut pas laisser une gamine de 16 ans partir comme ça sans comprendre.








