Une exécution de sang-froid filmée en direct
Le 15 avril dernier, dans un luxueux appartement du quartier très prisé de Polanco à Mexico, la vie de cette jeune maman a basculé. Ancienne Miss Teen Universe Baja California, Carolina se trouvait chez elle avec son bébé, simplement vêtue d’un pyjama, lorsque le drame a éclaté.
Une caméra de sécurité a capturé 45 secondes d’une intensité insoutenable. On y voit la jeune femme de 27 ans traverser son salon, où se trouve déjà sa belle-mère, Érika María Herrera, 63 ans. Après un échange tendu mais inaudible, les deux femmes se dirigent vers le fond de la maison. Quelques instants plus tard, un premier coup de feu retentit, immédiatement suivi de hurlements de terreur et de cinq autres détonations.
« Qu’est-ce que tu as fait, maman ? — Rien, elle m’a mise en colère. »
La belle-mère ressort de la pièce avec un sang-froid déconcertant et tombe nez à nez avec son fils, Alejandro. Le jeune père tient leur bébé de huit mois dans les bras. Face au corps sans vie de son épouse, le mari effondré lance un désespéré « Elle est ma famille ». La réponse de la sexagénaire prend alors des allures de thriller psychologique : « Elle est ma famille aussi. Tu étais à moi, elle t’a volé. »
Les lourdes incohérences d’une enquête sous tension
Si la froideur de l’assassinat indigne tout le monde, c’est surtout le comportement de l’entourage direct qui suscite de lourdes interrogations. Le mari de la victime a certes fini par se rendre au commissariat pour dénoncer les actes de sa mère, mais de profondes zones d’ombre continuent d’entacher l’enquête.
- Les secours n’ont été appelés que le 16 avril, soit près de vingt-quatre heures après les faits.
- Le mari est soupçonné d’avoir attendu de longues heures au milieu du salon avec son bébé, laissant ainsi sa mère s’enfuir.
- Le voisinage affirme avoir entendu clairement les tirs la nuit du 15 avril, sans pour autant alerter la police.
- À l’heure actuelle, Alejandro n’a été ni interpellé ni formellement mis en cause par les enquêteurs locaux.
Le journaliste d’investigation Antonio Nieto a publiquement dénoncé l’inertie des forces de l’ordre, se demandant comment les experts pouvaient débarquer sur la scène du crime uniquement le lendemain du drame.
La rue s’embrase pour dénoncer l’impunité
Sous la pression de l’opinion publique et des médias locaux, le bureau du procureur général de Mexico a dû revoir sa copie. Initialement instruit comme un homicide volontaire classique, le dossier est finalement requalifié. Les magistrats enquêtent désormais sous le protocole de féminicide, garantissant des sanctions beaucoup plus strictes.
Sur les réseaux, l’émotion est totale. Les internautes ont déterré un post Instagram publié par l’ex-reine de beauté quelques jours seulement avant le drame. Sur ce cliché, elle prenait la pose aux côtés de son mari et de son nourrisson.
« Était-ce cela dont j’avais si peur ? » s’interrogeait-elle étrangement en légende de la photo, évoquant sa vie de mère et d’épouse.
Appuyée par les militantes du collectif féministe Diamantina Rosa, la mère de la victime a lancé un appel massif à la mobilisation. Son but est clair : s’assurer que la mort tragique de sa fille ne devienne pas un énième crime impuni au Mexique.
🔴 Carolina Flores, ancienne Miss Teen Universe Baja California 2017, a été abattue par balle par sa belle-mère. « Qu’as-tu fait, maman ! », lui a demandé son fils, et elle a répondu : « Rien, elle m’a énervée, tu es à moi » pic.twitter.com/Yp2Wn4oSNZ
— 75 Secondes 🗞️ (@75secondes) April 24, 2026








