Diesel à 1,21 € : le pays d’Europe qui défie la flambée des prix

Pendant que les prix à la pompe s’envolent partout en Europe, un petit pays fait de la résistance avec un diesel à 1,21 euro le litre : bienvenue à Malte, l’exception énergétique du moment.
station essence malte

Pourquoi Malte est le paradis des automobilistes

Alors que la France voit le prix du gazole grimper dangereusement, dépassant les 2,20 euros, Malte affiche des tarifs bien plus doux. En plus du diesel à 1,21 euro, le litre d’essence plafonne à 1,34 euro, loin devant les records enregistrés aux Pays-Bas ou en Allemagne.

Mais comment l’archipel réussit-il cet exploit alors que les tensions au Moyen-Orient pèsent sur l’approvisionnement mondial ? La réponse tient en deux piliers stratégiques :

  • Une fiscalité minimale : Le pays applique le plancher exigé par l’UE, soit 0,33 € par litre de diesel, contre 0,61 € en France.
  • Un soutien budgétaire massif : L’État investit 150 millions d’euros par an pour subventionner l’énergie et stabiliser les prix.

« Sans ces mesures, les prix auraient augmenté de 45%, ce qui serait une catastrophe pour notre industrie et notre population », a expliqué le Premier ministre maltais, Robert Abela.

Plus qu’une simple baisse de prix, une vraie stratégie

Le gouvernement maltais ne se contente pas de subventionner le pétrole. Pour garder des finances publiques sous contrôle tout en protégeant le pouvoir d’achat, l’île mise également sur une transition vers des modes de déplacement alternatifs.

Si vous êtes jeune conducteur à Malte, le gouvernement propose une prime annuelle de 5 000 euros si vous acceptez de renoncer à votre voiture personnelle. En complément, le réseau de bus public est devenu gratuit pour tous les citoyens. Une politique qui permet d’alléger la pression sur le réseau routier tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles.

La France peut-elle s’en inspirer ?

Face à la flambée actuelle, la question du modèle maltais revient souvent sur le devant de la scène. Si la France affiche l’un des prix les plus élevés de l’Union européenne, c’est aussi parce que notre consommation de gazole reste très importante : il alimente encore la moitié du parc automobile français.

À l’heure où les tensions internationales continuent de faire osciller le baril, l’exemple de Malte montre que la stabilité des prix à la pompe dépend autant de la volonté politique que de la structure fiscale. Pour le moment, l’Hexagone privilégie d’autres leviers, laissant les automobilistes français regarder avec envie ces prix records qui semblent, sur cette petite île, appartenir au passé.

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