Mont-de-Marsan : Isabelle Aleci étranglée à Noël et enterrée au fond du jardin

C’est un scénario digne des pires cauchemars, survenu en pleine période de fêtes. Alors que la plupart des familles déballaient leurs cadeaux, Isabelle Aleci, une mère de famille de 44 ans, vivait ses derniers instants. Portée disparue depuis le réveillon, son corps a été retrouvé ce 2 janvier, enfoui dans le jardin de son ex-compagnon à Mont-de-Marsan. L’homme de 41 ans, connu de la justice, est passé aux aveux : il l’a étranglée avant de tenter de maquiller son crime en départ volontaire.
isabelle aleci

Un mensonge par SMS pour masquer l’horreur

Tout commence par un silence inquiétant. Isabelle ne donne plus de nouvelles à ses proches après le 25 décembre. Sa sœur, résidant en Seine-et-Marne, reçoit pourtant un étrange SMS dans la nuit de Noël. Le message, envoyé depuis le téléphone d’Isabelle, annonce une rupture brutale avec sa famille et une volonté de changer de vie. Une méthode classique, malheureusement bien connue des enquêteurs dans les affaires de féminicides, destinée à gagner du temps.

L’ex-compagnon, chez qui Isabelle logeait encore malgré leur séparation en raison de difficultés financières, avait préparé sa version. Aux policiers, il raconte qu’elle a quitté le domicile le matin de Noël, emportant toutes ses affaires, pour rejoindre deux inconnus en voiture. Selon lui, elle partait refaire sa vie en Espagne ou au Portugal. Un récit qui, très vite, ne va pas résister aux investigations techniques.

La technologie et la terre fraîche ont parlé

Les enquêteurs de la sûreté urbaine ne se sont pas laissé berner. Le bornage téléphonique a été formel : le portable d’Isabelle n’a jamais quitté le secteur de la maison entre le 24 et le 27 décembre, date à laquelle il a été éteint. Impossible, donc, qu’elle soit partie à l’étranger.

Face à ces incohérences, une perquisition est menée le 2 janvier dans ce pavillon de Mont-de-Marsan. Dans le jardin, un détail attire l’attention des policiers : une zone de terre fraîchement retournée. En creusant, ils découvrent l’impensable. Le corps d’Isabelle est là, enveloppé dans une housse de couette.

Placé en garde à vue, l’homme craque. Il avoue avoir étranglé la quadragénaire lors d’une dispute sur fond d’alcool le soir du réveillon. Jusqu’à son interpellation, il continuait de vivre dans la maison, à quelques mètres du cadavre de celle qui avait partagé sa vie.

« Si je disparais, prévenez la police »

Ce drame résonne d’autant plus fort qu’il semblait, pour la victime, inéluctable. Isabelle Aleci, décrite comme une femme au parcours de vie difficile et marquée par des petits boulots précaires, vivait sous l’emprise de la peur. Selon des témoignages recueillis par la police, elle avait confié à des proches avoir déjà subi des violences et des menaces de mort.

Elle avait dit qu’il l’avait déjà frappée et menacée de mort, et qu’il faudrait qu’elle prévienne la police si elle devait disparaître.

Ces mots, rapportés par la procureure de la République, sonnent aujourd’hui comme une terrible prophétie. Son bourreau n’était pourtant pas fiché pour violences conjugales, mais son casier judiciaire était loin d’être vierge. Âgé de 41 ans, il avait été condamné à une dizaine de reprises entre 2005 et 2011, principalement pour des délits routiers et des atteintes aux biens.

Isabelle laisse derrière elle une petite fille de 8 ans. Une enquête pour meurtre aggravé (par conjoint) est ouverte. L’autopsie devra désormais préciser les circonstances exactes de la mort, tandis que le suspect devrait être mis en examen et écroué dans les heures à venir.

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